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Le val de Ruz d’un bout à l’autre N° 2290
Grand-Chézard — Neuchâtel, Pont des Parcs • NE

Le val de Ruz d’un bout à l’autre

Grande vallée neuchâteloise à fond plat, le val de Ruz est bordé par deux chaînes montagneuses. La randonnée, qui la traverse de part en part, débute à Chézard-St-Martin. Par des chemins naturels, tracés à travers champs, elle rejoint le Bois d’Yé, près de la piscine. En 1968, cette dernière fut la première grande infrastructure de loisirs du val de Ruz. Le petit espace boisé comprend un sentier didactique consacré à la forêt neuchâteloise et de sympathiques aires de pique-nique. Bétonné, puis asphalté, le chemin conduit alors à Engollon et à son temple, où l’on peut admirer de belles fresques médiévales. Après la traversée du Seyon, principal cours d’eau de la vallée, on passe par Vilars pour atteindre la pente de Chaumont, au sud. De là, le regard se porte toujours sur les vastes champs du val de Ruz, mais aussi sur la chaîne nord où culminent le Mont Racine et Tête de Ran. Un chemin, à nouveau naturel, suit le bord de la forêt jusqu’au temple de Fenin, qui date probablement du 16e siècle. On plonge alors sur Valangin à travers la forêt, magnifique en automne. Au village, il est conseillé de quitter momentanément l’itinéraire pour admirer les bâtisses historiques: le bourg et ses deux rangées de maisons des 15e et 18e siècles, l’église bâtie entre 1500 et 1505, ainsi que le célèbre château du 13e siècle. La randonnée reprend à travers les gorges du Seyon. Un panneau signale des «passages difficiles». Par endroits, le sentier est étroit et suit une forte pente. Mais il s’élargit par la suite et l’on marche même sur un tronçon de voie romaine, avant de longer des falaises. La rivière est invisible, la route en contrebas est en revanche bien audible. Une dernière perle apparaît à la fin des gorges. Au Gor de Vauseyon, la rivière bouillonne entre les rochers et des roues à aubes rappellent que ce lieu abrita un moulin devenu l’hôtel-restaurant La Maison du Prussien.
Dans l’Auenschutzpark argovien N° 2289
Rottenschwil, Hecht — Waltenschwil, altes Schulhaus • AG

Dans l’Auenschutzpark argovien

L’Erdmannlistei est le point d’orgue de cette agréable randonnée d’automne. Situé sur une moraine au milieu de la forêt, entre Wohlen (AG) et Bremgarten, il est constitué de trois blocs erratiques imposants empilés les uns sur les autres. Une œuvre d’art de la nature. Les rochers proviennent du massif de l’Aar et ont été transportés des glaciers de l’Aar et de la Reuss au Plateau il y a des millénaires. La randonnée commence en bordure de Rottenschwil, au bord de la Stilli Rüss, le bras mort le mieux préservé de Suisse. Les personnes qui le souhaitent peuvent suivre un petit circuit de découverte avant de démarrer la randonnée proprement dite. Celle-ci mène au cœur du parc de protection des zones alluviales d’Argovie (Auenschutzpark Aargau). Sur un chemin de gravier, la randonnée suit d’abord une digue le long du lac Flachsee. Les ornithologues amatrices et amateurs trouveront leur bonheur dans cette réserve d’oiseaux migrateurs. Attention à ne pas oublier les jumelles! Près de Hermetschwil, il est conseillé de faire un petit détour au couvent bénédictin de Saint-Martin. Un sentier naturel continue à longer la Reuss – les feuilles bruissent, le soleil brille à travers la canopée automnale. L’air vibre au chant des oiseaux. A Bremgarten West, l’itinéraire passe devant la gare et suit la signalisation à travers le quartier, avant de s’enfoncer dans la forêt. Le chemin parsemé de racines prend de la hauteur en douceur. Enfin, il arrive à l’imposant Erdmannlistei et à de nombreux coins grillades. Le chemin de randonnée officiel est délaissé peu après pour suivre les indicateurs en direction du sentier Freiämter Sagenweg, qui démarre après l’idyllique étang forestier de Cholmoos. Il passe devant un enclos de daims, puis mène au paisible village de Waltenschwil, où se termine la randonnée.
Vers le centre géographique du Liechtenstein N° 2288
Steg FL, Tunnel • LI

Vers le centre géographique du Liechtenstein

Randonnée et mathématiques font bon ménage. Ces dernières permettent de calculer les temps de marche, la longueur des chemins et les dénivelés. Et grâce à elles, il est possible de déterminer le centre exact d’un pays et de s’y rendre. Par exemple celui de la principauté de Liechtenstein, que Georg Schierscher a calculé à l’occasion de l’«Année mondiale des mathématiques 2000». Un bloc erratique de 4,5 tonnes marque ce point sur l’Alp Bargälla, à 1721 mètres. Ses coordonnées? 760 361 / 223 297. La randonnée vers le centre géographique passe par le Plattaspitz, un sommet d’apparence banale qui offre une vue fantastique sur la principauté de Liechtenstein, les Alpes du Vorarlberg et la vallée du Rhin. La randonnée est très diversifiée bien que le temps de marche soit relativement court. Après le départ à Steg, le chemin s’élève rapidement jusqu’à l’auberge de montagne Sücka, actuellement fermée. Peu après, on atteint l’ancien tunnel qui, dès 1864, a considérablement facilité l’accès depuis la vallée aux villages de montagne de Steg et Malbun. On ne le traversera qu’au retour. Il faut d’abord monter au Plattaspitz, sur un chemin de plus en plus étroit. Le sommet, bien sécurisé par des chaînes, n’accueille que deux personnes à la fois pour admirer la vue. Il vaut la peine de faire une halte dans les beaux pâturages autour du col de Bargällasattel. Le détour depuis le col vers le centre géographique est bien signalé et on ne peut pas manquer le rocher imposant au milieu de l’Alp Bargälla. La randonnée sur le chemin du retour vers Steg est un pur plaisir. En traversant des forêts paisibles et en passant par le site Walser de Silum, on se trouve bientôt devant le vieux tunnel qui ramène du versant de la vallée du Rhin dans la vallée de la Samina et au point de départ de la randonnée.
Festival de tours dans les Alpes vaudoises N° 2287
Tête d'Aï • VD

Festival de tours dans les Alpes vaudoises

La randonnée en boucle de la Tour de Famelon fait la part belle aux curiosités géologiques. Le départ et l’arrivée se situent à la Tête d’Aï, que l’on atteint depuis la station de Leysin grâce à un télésiège. Depuis là, une route en graviers permet de rallier le lac de Mayen, où le refuge du même nom propose notamment fondues et bières belges, mais aussi des produits de la ferme en vente directe. Il faut suivre ensuite les panneaux indiquant «Tour de Famelon». En choisissant d’accomplir l’itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre, on accède après un temps au lac Segray, au pied de la Tour de Mayen. En prenant encore un peu de hauteur, la vue de profil de la tour, ainsi que de celle d’Aï un peu plus loin, avec la ligne de crête entre les deux, est magnifique. On poursuit ensuite en direction des Truex, où se dévoile une vue panoramique époustouflante. Commence alors une zone de lapiaz, ces formations karstiques qui donnent au paysage une ambiance lunaire. Ils se présentent comme des roches fissurées, avec des arêtes plus ou moins acérées. Il faut donc avoir le pied sûr et bien observer les marquages au sol, mais il est impressionnant d’imaginer les eaux ruisselantes façonner ce paysage pendant des siècles. Une fois le champ de lapiaz traversé, on arrive au pied de la Tour de Famelon, dont on fait le tour. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent monter au sommet. Après avoir fini de la longer, on quitte le terrain rocailleux pour des chemins de pâturage. Le Chalet Les Fers permet de reprendre des forces, avant de rallier le point de départ de la randonnée. Sur ce dernier tronçon, on se retrouve à l’intérieur d’un vaste cirque rocheux, une vue encore une fois impressionnante, d’autant plus avec les couleurs de l’automne qui ornent arbres, arbustes et mousses.
Cueillette de ciboulette sauvage à Samnaun N° 2286
Alp Trida — Samnaun-Compatsch, Dorf • GR

Cueillette de ciboulette sauvage à Samnaun

Si l’on souhaite ramener un petit quelque chose de sa randonnée, l’Unter Malfrag, au-dessus de Samnaun, est le bon endroit, car c’est dans cette cuvette que pousse la ciboulette sauvage en juillet et en août. De loin, on voit déjà les parties de champs plus sombres vers le Zandersbach. Les conditions marécageuses sont idéales pour cette herbe aromatique. Pour la couper, il est préférable de se mettre pieds nus, le pantalon retroussé. Un couteau bien aiguisé est nécessaire pour ne pas arracher du sol le bulbe de la plante. La randonnée commence par une montée en téléphérique à Samnaun-Ravaisch, comprise dans la carte d’hôte. On s’élève vers l’Alptrider Sattl puis on redescend à l’Alp Trida. On grimpe ensuite à pied au Spatlasattel, nommé «Fuorcla» sur la carte. D’ici, on contourne la cuvette de la vallée d’Unter Malfrag. Comme on arrive sur le versant autrichien de la vallée, il faut avoir sa carte d’identité avec soi. Après la cueillette de ciboulette, on passe par le Matschiberlesattel pour rejoindre le Zanderstal. Le chemin est signalé en rouge-blanc-rouge, mais il faut parfois chercher un peu les balisages. Bientôt, on tourne sur une petite route d’alpage au revêtement naturel qui mène à la Fliesser Alpe en longeant un immense tapis de rhododendrons sur la droite et de nombreuses orchidées sur la gauche. On peut s’arrêter à la petite auberge et acheter du fromage d’alpage, que l’on paie en euros. La petite route continue à descendre dans des prairies fleuries. Peu avant la frontière suisse, plusieurs panneaux indiquent la direction de Bödra. En restant à la même altitude, on suit le chemin culturel vers Samnaun-Compatsch, non sans avoir jeté un coup d’œil à la dizaine de maisons miniatures que le chroniqueur du village Arno Jaeger a construites tout seul. Les maisonnettes, situées à l’extérieur, sont bien visibles.
Les sgraffites de la Basse-Engadine N° 2285
Sent, Sur En — Scuol, Bogn Engiadina • GR

Les sgraffites de la Basse-Engadine

Comme le gâteau aux noix, les sgraffites sont un symbole de l’Engadine. Ces figures et motifs mystérieux ornent les façades des imposantes maisons engadinoises, conférant un charme unique aux villages. Les sgraffites ne sont pas peints mais grattés dans le crépi à la chaux selon une technique traditionnelle qui fait partie du patrimoine culturel de la Suisse. Ils sont nombreux lors de la randonnée entre Sur En et Scuol, qui passe par Sent. Depuis le village de Sur En, le chemin mène au camping en franchissant l’Inn par le pont en bois couvert construit en 1868, suit la petite route naturelle pendant un quart d’heure jusqu’à la gravière, avant que le joli chemin de randonnée de montagne ne prenne le relais sur le versant sud rocheux de l’Inn. Les feuilles jaunes des bouleaux rivalisent d’éclat avec le soleil et la rivière, d’un bleu profond, s’étale au fond de la vallée. On peut penser, à La Fuorcha, que le village de Sent est déjà à portée de pied, mais c’est en fait la partie la plus difficile physiquement qui s’annonce avec la montée le long du torrent par le Val da Muglins. Le sentier étroit et raide serpente vers les hauteurs, et l’on aperçoit par endroits la haute église de Sent et les sommets environnants. Sent, avec ses ruelles étroites, sa grande fontaine et ses façades richement décorées, plaira aux randonneuses et randonneurs, tout comme la suite du parcours. Il descend sur d’agréables chemins naturels jusqu’à Scuol en passant par la ferme de Chauennas, en offrant une vue unique sur la vallée, l’Inn et les montagnes de la Basse-Engadine. Un coup d’œil en arrière permet d’admirer une dernière fois Sent, que le soleil illumine.
Boucle panoramique au-dessus de Ramosch N° 2284
Ramosch, Plaz • GR

Boucle panoramique au-dessus de Ramosch

Les épiceries de village luttent pour leur survie, tout particulièrement dans les régions de montagne. Or, pour les habitantes et habitants des localités concernées, ces magasins ont un rôle central: non seulement ils leur permettent de faire leurs courses sans avoir à trop se déplacer, mais ils maintiennent aussi le lien social. Menacé comme tant d’autres, le petit magasin d’alimentation de Ramosch a entamé une nouvelle vie en 2023, grâce à une collaboration étroite entre la population locale et les autorités communales de ce village de Basse-Engadine niché à 1233 mètres d’altitude. Les randonneuses et randonneurs attaquent les 400 mètres de montée relativement raide vers Vnà juste en face de l’épicerie Butia. Au besoin, le petit bus Ramosch–Vnà permet de s’économiser cet effort. Arrivé au hameau, il vaut la peine d’admirer les vieilles maisons en pierre décorées de sgraffiti. Puis les marcheuses et marcheurs s’engagent sur la Via Engiadina (itinéraire 87 de La Suisse à pied) en direction de Tschlin. Durant une bonne heure, ils suivent cet agréable chemin panoramique, qui offre une vue imprenable sur les sommets montagneux marquant la frontière entre la Suisse, l’Autriche et l’Italie. Plusieurs bancs invitent à faire une pause. Quant aux mayens de Chant Sura et, un peu plus loin, de Chant Dadaint, ils constituent de précieux témoins de l’agriculture traditionnelle de la Basse-Engadine. Au point 1731, il ne faut pas oublier de quitter la Via Engiadina et prendre le sentier pédestre redescendant en direction de Ramosch. Le village de Tschlin est bien visible sur la gauche, plus loin dans la vallée. Revenu à Ramosch, si l’horaire du car postal le permet, on sera bien inspiré de retourner à l’épicerie Butia, qui fait aussi office de café. L’occasion de savourer un cappuccino bien mérité et d’acheter une tourte aux noix à ramener en plaine.
Le brame du cerf dans le Val Mingèr N° 2283
Scuol, Val Mingèr — Tarasp, Fontana • GR

Le brame du cerf dans le Val Mingèr

Le Parc national suisse compte deux régions dans lesquelles on peut observer le roi des forêts. La plus célèbre est le Val Trupchun, facile à atteindre depuis S-chanf. Et la plus belle est le Val Mingèr, une haute vallée retirée au fond de l’Engadine. De mi-septembre à mi-octobre, les chances sont bonnes d’assister au rut du cerf, ou du moins d’entendre son brame. Et si ce n’est pas le cas, le paysage naturel intact avec ses forêts de pins, ses torrents de montagne et ses pics rocheux sauvages offre une belle consolation. De fin mai à mi-octobre, un car postal grimpe de la station thermale de Scuol dans le Val S-charl jusqu’à la bifurcation avec le Val Mingèr, ce qui évite de longs kilomètres de marche sur la route. A l’arrêt, le panneau indique «Sur Il Foss», un but intermédiaire de ce parcours. Le chemin de randonnée quitte la route et longe le cours d’eau dans le Parc national. En automne, dans les forêts de mélèzes et de pins du fond de la vallée et sur les versants du Piz Mingèr et du Piz dals Cotschens, les cerfs font bruyamment la cour aux biches. Il y aurait peut-être de meilleurs postes d’observation mais on ne peut pas quitter les sentiers dans le Parc national. Quant aux pique-niques, ils ne sont autorisés que sur les aires de repos prévues à cet effet. De plus, les chiens sont interdits d’accès. Le chemin s’élève constamment jusqu’au col de Sur il Foss, à 2316 mètres. C’est aussi la limite du parc. Derrière s’ouvre une autre magnifique vallée, le Val Plavna, où, contrairement au Val Mingèr, l’économie alpestre est présente. En suivant l’indicateur en direction de Tarasp Fontana, le chemin de randonnée passe devant l’Alp Plavna et redescend dans la vallée principale de l’Engadine. Un car postal relie Tarasp Fontana à Scuol.

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