Chaumont — Valangin, centre • NE

Un bloc erratique emporté jusqu’à Neuchâtel

À première vue, l’énorme bloc erratique de granit dressé en biais au-dessus de Neuchâtel pourrait être une installation artistique, tant son aspect est inhabituel. Avec un peu d’imagination, ce colosse rocheux de près de 3000 tonnes évoque un crapaud prêt à sauter. Et c’est de là qu’il tire son nom puisque «bot» signifie «crapaud» en patois. Lors de la dernière période glaciaire, il y a quelque 20 000 ans, le glacier du Rhône traîna jusqu’ici ce bloc rocheux depuis la région du massif du Mont-Blanc. Au début de la randonnée, il ne faut pas hésiter à débourser un franc pour monter sur la tour de Chaumont. Le chemin de randonnée traverse ensuite la forêt et les pâturages puis descend vers la terrasse où trône, un peu caché dans la forêt, l’impressionnant et remarquable bloc erratique de Pierre-à-Bot. Après avoir franchi deux routes, l’itinéraire bifurque à droite sur un chemin forestier non balisé, avant de rejoindre, 150 mètres plus loin, un chemin officiel. Peu avant Valangin, la suite du parcours exige un pas sûr et une absence de vertige. Il est possible de contourner par la route forestière les tronçons raides et un peu exposés. Avant le retour, une visite de la petite ville bien préservée de Valangin et de son château vaut le détour.

Information

Tourisme dans la région: j3l.ch

Parc de Pierre-à-Bot, 032 725 33 80, pintedepierreabot.ch

Randonnée n° 2366

Publié sur 2026 ‒ Présenté par Suisse Rando

Sabine Joss

Parcours de la randonnée

Chaumont
0:00
0:00
Pré-aux-Plânes
0:30
0:30
Pt. 828
1:20
0:50
Pt. 702
1:35
0:15
restaurant
Pierre-à-Bot
1:50
0:15
Gorges du Seyon
2:10
0:20
Valangin, centre
2:40
0:30
Détails sur la surface du chemin et la catégorie dans le profil altimétrique

Propositions de randonnées

Immersion dans la nature neuchâteloise N° 2336
Neuchâtel — Neuchâtel, Place Pury • NE

Immersion dans la nature neuchâteloise

Cette petite randonnée peut être entreprise très tôt dans l’année pour saluer l’arrivée du printemps. Il s’agit d’une promenade au cœur de la nature qui entoure Neuchâtel. Elle s’achève dans la vieille ville et peut être combinée à une excursion en bateau, selon les envies. La montée commence du côté nord de la gare, où l’itinéraire emprunte le faubourg de la Gare, la rue de Fontaine-André et un escalier sur le côté gauche de la route pour accéder au jardin botanique. Des fleurs du monde entier s’y présentent sous leur plus beau jour dans des jardins thématiques et des serres. Le parc et le Café du jardin sont parfaits pour s’attarder un peu avant d’entamer l’ascension vers Pierre-à-Bot. Là aussi, un parc, un restaurant et beaucoup d’espace permettent de passer du bon temps. A l’extrémité ouest, le chemin de randonnée balisé mène à l’imposant bloc erratique Pierre-à-Bot. Durant la dernière période glaciaire, il a été transporté par le glacier du Rhône depuis le massif du Mont Blanc. Le chemin de randonnée traverse ensuite deux routes principales. Dès que possible, il faut tourner à droite sur un chemin forestier pour retrouver le prochain chemin de randonnée balisé. Celui-ci traverse les gorges du Seyon, en longeant des falaises calcaires blanches recouvertes de mousse qui font oublier le bruit lointain de la route principale. Vient ensuite le Gor de Vauseyon, où les chenaux et les roues de moulins rappellent l’ère préindustrielle. Au restaurant La Maison du Prussien, le Seyon a creusé la roche pour s’y engloutir il y a longtemps. En traversant une petite zone industrielle, l’itinéraire revient dans la ville de Neuchâtel et à l’impressionnant château. De là, les escaliers du Château mènent à la vieille ville. Prendre à droite permet d’arriver à la place Pury, ou, encore plus loin, au débarcadère.
Le val de Ruz d’un bout à l’autre N° 2290
Grand-Chézard — Neuchâtel, Pont des Parcs • NE

Le val de Ruz d’un bout à l’autre

Grande vallée neuchâteloise à fond plat, le val de Ruz est bordé par deux chaînes montagneuses. La randonnée, qui la traverse de part en part, débute à Chézard-St-Martin. Par des chemins naturels, tracés à travers champs, elle rejoint le Bois d’Yé, près de la piscine. En 1968, cette dernière fut la première grande infrastructure de loisirs du val de Ruz. Le petit espace boisé comprend un sentier didactique consacré à la forêt neuchâteloise et de sympathiques aires de pique-nique. Bétonné, puis asphalté, le chemin conduit alors à Engollon et à son temple, où l’on peut admirer de belles fresques médiévales. Après la traversée du Seyon, principal cours d’eau de la vallée, on passe par Vilars pour atteindre la pente de Chaumont, au sud. De là, le regard se porte toujours sur les vastes champs du val de Ruz, mais aussi sur la chaîne nord où culminent le Mont Racine et Tête de Ran. Un chemin, à nouveau naturel, suit le bord de la forêt jusqu’au temple de Fenin, qui date probablement du 16e siècle. On plonge alors sur Valangin à travers la forêt, magnifique en automne. Au village, il est conseillé de quitter momentanément l’itinéraire pour admirer les bâtisses historiques: le bourg et ses deux rangées de maisons des 15e et 18e siècles, l’église bâtie entre 1500 et 1505, ainsi que le célèbre château du 13e siècle. La randonnée reprend à travers les gorges du Seyon. Un panneau signale des «passages difficiles». Par endroits, le sentier est étroit et suit une forte pente. Mais il s’élargit par la suite et l’on marche même sur un tronçon de voie romaine, avant de longer des falaises. La rivière est invisible, la route en contrebas est en revanche bien audible. Une dernière perle apparaît à la fin des gorges. Au Gor de Vauseyon, la rivière bouillonne entre les rochers et des roues à aubes rappellent que ce lieu abrita un moulin devenu l’hôtel-restaurant La Maison du Prussien.
Du lac de Neuchâtel au lac de Bienne N° 1577
St-Blaise-Lac — La Neuveville • NE

Du lac de Neuchâtel au lac de Bienne

Extraite pendant des siècles dans la commune de Saint-Blaise, la pierre d’Hauterive, une molasse calcaire aux teintes jaunes, accompagne les randonneurs tout au long de l’itinéraire. Ce jaune est typique des façades des villages vignerons en chemin: fonçé, il s’accorde parfaitement aux versants ensoleillés de la première chaîne jurassienne ayant cultivé le raisin pour produire des vins frais et minéraux. Depuis la gare «Saint-Blaise-Lac», il est recommandé de s’accorder un petit détour par le port afin d’admirer la fontaine conçue par Mario Botta pour marquer le début de la balade des 12 fontaines au fil du Ruau. Le tronçon en forêt qui suit se caractérise par une grande diversité d’arbres et un calme reposant. Ce n’est pas le cas en contrebas, sur la large plaine de la Thielle au pied sud du Jura, où s’entremêlent les bruits de l’autoroute et de la voie ferrée. Habitée depuis le néolithique, la zone entre le lac de Neuchâtel et celui de Bienne est chargée d’histoire. Les épées et boucliers de fer celtes de La Tène, au bout du lac de Neuchâtel, sont connus dans le monde entier. De tout temps, la plaine de la Thielle était un lieu de transition, où les cultures, les religions et les souverains se côtoyaient de manière étonnamment pacifique. Pourquoi se faire la guerre si l’on peut s’asseoir à la même table pour apprécier un verre de vin blanc? Aujourd’hui, les rencontres se font entre Suisses romands et alémaniques, entre les sommets paisibles du Jura et les zones à forte densité du Plateau. Les contrastes s’entendent et se voient, comme celui des tours métalliques de la raffinerie de Cressier qui surgissent derrière la silhouette d’un village idyllique. Les amateurs de contrastes trouveront donc leur compte dans les vignes entre les lacs de Neuchâtel et de Bienne.
De St-Blaise à Le Landeron N° 1206
St-Blaise — Le Landeron • NE

De St-Blaise à Le Landeron

Les vignobles font un tout, avec leurs vignes et leurs villages au caractère bien typé. Cette randonnée de Saint-Blaise au Landeron en donne la preuve. Elle débute sur les hauteurs de Saint-Blaise, à la gare CFF, l’une des deux stations de chemin de fer de cette localité attenante à Neuchâtel, mais qui a gardé un charme viticole. Après une vue - la première et la dernière - sur le lac de Neuchâtel, le chemin pénètre dans une forêt. Il se transforme peu à peu en sentier. Ça monte un peu, ça descend aussi. L’Entre-deux-Lacs est perceptible entre les arbres. Bien plat, cet espace était destiné, il y a quelques décennies, à devenir un important pôle de développement régional… A Cornaux, on emprunte la rue des Fontaines bordée d’un bel ensemble de maisons du 18e siècle. A la sortie du village, l’itinéraire longe les vignes. Juste avant Cressier, apparaît, comme par enchantement, le château Jeanjaquet. Cette belle demeure privée, de style néo-gothique, a été bâtie en 1872 sur un site dont l’origine remonte à l’époque romaine. Un peu plus loin, Cressier se distingue par ses maisons en pierres jaunes d’Hauterive et son château érigé vers 1610. Ici, comme dans les localités situées le long de cette randonnée, les caveaux de dégustation de vin ne manquent pas. Une montée, bien raide, conduit alors à Combes d’où l’on découvre, perchée sur un promontoire, une chapelle du 17e siècle et le lac Bienne. Les vignes accompagnent le randonneur jusqu’au Landeron, terme de la balade. Si l’envie est là, on peut encore visiter le bourg du Landeron qui se trouve à 800 m. au sud de la gare.

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Mots-clés

Neuchâtel Jura Randonnée Été Randonnée au sommet Randonnée de l'après-midi pour les personnes exemptes de vertiges moyen T1

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