Randonner en Suisse centrale • Suisse Rando Home

241 entrées ont été trouvées
En direction du Brünig 3 N° 1233
Kaiserstuhl — Brünigpass • OW

En direction du Brünig 3

Le Brünig sépare des climats, des cantons et des confessions. Mais la région possède aussi un élément fédérateur: son paysage. Les forêts isolées, les alpages offrant des vues magnifiques et, de temps en temps, quelques zones rocheuses qui le caractérisent si bien. La région affiche un climat principalement doux, mais parfois rude également. La randonnée qui mène de Kaiserstuhl jusqu’au col du Brünig offre une bonne occasion de découvrir ce paysage montagneux. L’itinéraire courant longe plus ou moins la ligne de chemin de fer et est presque entièrement en montée ou tout droit. Une variante intéressante, mais certes un peu plus longue et exigeante, conduit de Kaiserstuhl au col du Brünig, en passant par la rive ouest du lac de Lungern et par Schäri, au pied du Wilerhorn. Le chemin commence dans la vaste cuvette du lac bleu vert scintillant de Lungern, dont il suit la rive. Il traverse ensuite avec de légères montées en descentes les forêts et les prairies de montagne de la région frontalière entre Berne et Obwald et se termine par une descente escarpée sur le flanc du Wilerhorn sur le col du Brünig. On ne perçoit guère la transition entre les deux cantons; la frontière traverse les prairies et n’est signalée que par une clôture. A l’orée de la clairière Rüti se dresse toutefois, bien en évidence, une pierre ornée de l’ours de Berne et de la clé du blason du canton d’Obwald. Elle ne signale qu’approximativement la frontière entre les cantons car cette dernière se situe près de 1 kilomètre plus loin, au sud.
Le lac à ses pieds N° 1235
Brunnen — Vitznau • SZ

Le lac à ses pieds

Tout randonneur qui emprunte la passerelle métallique surplombant le terrain escarpé sait ce que l’on éprouve sur un tel parcours. La vue sur le lac et les montagnes alentour près de Fallenbach est magnifique et il serait dommage de se priver du coup d’oeil sur la route qui longe le lac en contrebas. Car c’est ici que passait autrefois le chemin des Quatre-Cantons. L’Office des forêts et des dangers naturels du canton de Schwyz s’est beaucoup investi pour déplacer le tronçon de 1,3 km qui suivait le trottoir de la route cantonale. Désormais, un itinéraire plus attrayant relie Fallenbach à Brünischart: il passe par des chemins naturels, longe prairies sèches et pâturages et traverse un petit torrent. Ceci est le fruit de la remise en état d’un tracé existant bordé de murs en pierre naturelle. L’imposante passerelle métallique de 200 mètres constitue le petit bijou technique de cet itinéraire. Des arguments qui ont convaincu le jury du Prix Rando 2016. La randonnée commence à la gare de Brunnen et mène au «Waldstätterquai» au bord du lac. C’est ici que le premier grand hôtel de Brunnen, le Waldstätterhof, aujourd’hui encore unique en son genre, a été ouvert en 1870. A Fallenbach, le parcours de La Suisse à pied «Waldstätterweg 98» quitte la route du lac: à partir d’ici, la marche devient ardue. De magnifiques vues s’offrent au gré des sentiers étroits traversant forêts et pâturages, raison pour laquelle cette région attire des voyageurs du monde entier. Une fois arrivé aux abords du village de Gersau, une halte repas s’impose avant d’attaquer la deuxième partie du parcours. Le randonneur prendra encore une fois de la hauteur avant d’aborder la descente en direction de Vitznau, avec cette fois le Bürgenstock en ligne de mire.
Le Haldi par tous les temps N° 1121
Haldi • UR

Le Haldi par tous les temps

Par temps de neige comme par beau temps, le Haldi est toujours un terrain idéal pour faire de la raquette. Deux itinéraires ont été balisés et sont entretenus depuis l’hiver 2004/05, le plus court en bleu, et l’autre, qui promet trois heures de randonnée (environ le double du premier), en rouge. Les lugeurs, les skieurs et les promeneurs trouveront tous leur compte sur le Haldi. Une navette amène les clients depuis la station supérieure du téléphérique jusqu’au téléski de Kellerberg, qui est tout particulièrement adapté aux familles. Une petite piste de luge est même aménagée lorsque la neige est bonne. On rencontre les premiers panneaux et autres indicateurs dès le moment où l’on a mis ses raquettes, ce qui est particulièrement utile en cas de forte neige ou de brouillard. L’itinéraire long, en rouge, longe la crête des montagnes de Schattdorf jusqu’au sommet, qui culmine à Oberfeld (env. 1420 m). Puis, le chemin fait une grande boucle et se poursuit jusqu’au lieudit Billentrog, situé au cœur de la forêt Billenwald. C’est un endroit mystérieux, presque magique, dont on a déjà parlé dans plusieurs livres. Ne soyez donc pas surpris de voir apparaître subitement une fée ou un elfe à travers les arbres, qui regarderait avec curiosité les raquettes au bout de vos pieds. En chemin, la roulotte Sunntigsbodä Beizli et le restaurant Alpenrösli viennent ravitailler les passants et sont particulièrement accueillants par temps de neige. Ce circuit est également recommandé par beau temps, la vue sur les sommets environnants, tels que le Bälmeten, le Gitschen ou le Rophaien étant magnifique.
Des envies décuplées N° 1135
Ober Axen — Ratzi • UR

Des envies décuplées

Autrefois, la fenaison sauvage était pratiquement une question de survie: elle permettait en effet de nourrir une ou deux vaches supplémentaires durant les mois d’hiver. De nos jours, l’accent est plutôt mis sur les contributions à la protection de la nature versées aux agriculteurs qui s’astreignent durablement à un mode de culture écologique. Quoi qu’il en soit, les faneurs sont aujourd’hui encore toujours actifs sur les flancs escarpés et les versants exposés du Rophaien. La première partie de la magnifique randonnée entre Ober Axen (1011 m) et Ratzi emprunte le sentier des faneurs, ou Wildheuerpfad, sans jamais être trop exposé. On a beau transpirer pendant la montée jusqu’à l’alpage de Franzen, la vue plongeante sur la vallée de la Reuss et le lac d’Uri n’en est que plus saisissante. Le chemin monte et descend doucement le long du versant et des pâturages en pente raide, et ce n’est qu’à Unter Hüttenboden que les choses se corsent à nouveau. Le point culminant se situe près d’un petit lac idyllique, le Fleäch-Seeli (1812 m). Un foyer «Schweizer Familie» y invite les randonneurs à faire une pause. Sinon, on peut aussi commander un café glacé ou un steak au bistrot-kiosque de Flesch. À partir de là, le paysage change et paraît plus doux, les pâturages sont plus grands et plus plats, et l’étroit chemin cède la place à une route. Mais la vue, elle, reste imprenable: au-delà de la vallée du Schächental se dressent les cimes du Bälmeten, du Hoch Fulen, du Gross Ruchen et du Schärhorn. La foison de bifurcations et de panneaux indicateurs décuple les envies! Vaches, vététistes et randonneurs se côtoient sans difficultés. Au besoin, on peut s’arrêter pour manger dans divers restaurants et établissements d’alpage, ou encore abréger la randonnée à Ruogig ou Biel (téléphérique jusqu’à Bürglen). Après cinq heures et demie environ de marche, on arrive au but. L’auberge de montagne de Ratzi (descente en téléphérique vers Spiringen) est le lieu idéal pour échafauder de nouveaux plans devant un café ou une bière. En préparant la nouvelle étape jusqu’au col du Klausen, par exemple.
Au crépuscule dans l’arrière-pays N° 1112
Menznau — Buttisholz • LU

Au crépuscule dans l’arrière-pays

Cette randonnée à travers le doux paysage de collines de l’arrière-pays lucernois est somptueuse un après-midi d’automne. Le chemin est le plus souvent plat et longe des champs, des fermes et des chapelles. Le départ se situe dans le petit village de Menznau, à environ une demi-heure de RER de Lucerne. De la gare, on commence par monter la colline de l’Allmend en redescendant jusqu’à Geiss. Jusqu’ici, l’ordre règne: des vaches qui broutent paisiblement, des chiens de ferme qui gambadent joyeusement et des enfants qui rentrent de l’école. Au coeur du village se tient l’église paroissiale de Saint-Jacques: à partir de là, les randonneurs empruntent le chemin de Compostelle. Au croisement, près du hameau de Galgeberg, on peut quitter le chemin de Saint-Jacques en direction du lac Soppisee ou, si l’on est en forme, faire encore un crochet vers la chapelle de Saint-Gall et Erasme à Buholz. Près de la ferme Dünnhirs, c’en est provisoirement fini de la tranquillité: même si l’on dit que les chiens qui aboient ne mordent pas, on est content que ces créatures proches des loups soient bien à l’abri dans un grand chenil. Autour du Soppisee, le calme revient et l’on profite du crépuscule en toute tranquillité. Le ciel déploie des couleurs allant du rose pâle à l’orange, les nuages se déclinent du gris au violet et du sol s’élèvent de délicates nappes de brume. Avant qu’il ne fasse trop froid, on continue à longer la rive du lac et l’on passe devant les belles fermes près de Soppensee, Schore et Soppestig. Là, il convient de traverser la route avec prudence. Non loin de là, la chapelle Saint-Ulrich se tient au beau milieu de la cour d’une ferme. On passe ensuite devant la pittoresque chapelle de Sainte-Odile pour rejoindre Buttisholz, son église dédiée à Sainte Verena et son château (en mains privées). Si l’on dispose de toute une journée, on peut encore prolonger la randonnée jusqu’au lac de Sempach.
Sous le soleil d'hiver N° 1089
Eggbergen — Ratzi • UR

Sous le soleil d'hiver

Le sentier de randonnée à raquettes signalisé en rose débute quelques pas au-dessus de la station supérieure du téléphérique d’Eggberge. Il grimpe d’abord jusqu’à Hüenderegg, puis il rejoint le chemin des crêtes qui mène dans la vallée. On monte doucement dans un paysage de prairies enneigées. La vue s’étend au-delà de la vallée de la Reuss et embrasse le massif de l’Uri Rotstock. Arrivés dans la forêt, la montée se fait un peu plus raide jusqu’au mamelon de Hüenderegg, qui offre un vaste panorama. C’est une véritable aventure au sommet que l’on vit ici, avec la croix en bois et la vue splendide à 360°. Au sud, à l’horizon, se dessine le Gross Windgällen, avec son sommet aussi beau que la vue plongeante sur la vallée du Schächental, entourée des alpes glaronnaises. Lorsque le foehn souffle, chose fréquente à Uri, on voit se former des nuages lenticulaires typiques dans le ciel. Plus au nord, on peut admirer la vue sur la mer de brouillard qui recouvre presque en permanence les plaines de Suisse centrale en hiver. Cela laisse d’autant plus de place au soleil sur le chemin des crêtes qui descend doucement dans la grande cuvette de Selez. Les hauteurs du Schächental sont desservies par de nombreuses remontées mécaniques, offrant de nombreuses possibilités de randonnées à raquettes. On peut interrompre l’itinéraire à Ruogig en prenant une petite télécabine jusqu’à Brügg. Si l’on poursuit la randonnée dans la vallée en passant par Alafund et la vallée du Mättental, on peut descendre depuis Wissenboden vers Biel et prendre un autre téléphérique jusqu’à Brügg. Et si l’on veut profiter plus longtemps de la randonnée, on peut prendre le chemin des crêtes du Schächental qui mène de Wissenboden à la terrasse ensoleillée de Rietlig, avant de longer la piste de ski vers Ratzi. De là, on rejoint Spiringen avec un autre téléphérique.
Le long des deux Emme N° 1082
Flühli — Escholzmatt • LU

Le long des deux Emme

Depuis juin 2014, un chemin de randonnée longe la Wiss Emme de Schüpfheim à Escholzmatt. Un nouveau plaisir pour les randonneurs et aussi du travail en plus pour Franz Süss et Peter Frankhuser, deux bénévoles des Luzerner Wanderwege qui sont responsables du nouveau chemin. Ils ont installé les panneaux indicateurs, peint et apposé de nombreux losanges et contrôlent désormais régulièrement le chemin. Ils sont encadrés par l’organisation locale qui s’occupe des chemins de randonnée, elle-même soutenue par l’association faîtière Suisse Rando. L’itinéraire montre une nouvelle facette - plate - de l’Entlebuch. A gauche et à droite se dressent les sommets verdoyants typiques, tandis que les randonneurs peuvent ménager leurs jambes sur le chemin en gravier qui longe et traverse la Wiss Emme. Les visiteurs sont surpris par le nombre de ponts. Franz Süss explique: «Beaucoup de terres agricoles ont été découpées lors de la canalisation de la Wiss Emme. Les paysans ont eu leurs propres ponts, afin de pouvoir exploiter leurs terres.» Pour les randonneurs, c’est un peu de romantisme vénitien au coeur de l’Entlebuch, sans la cohue des touristes. Ceux qui trouvent la randonnée trop courte ou trop plate pourront commencer à Flühli. Ici, le parcours suit les rives intouchées de la Waldemme. Il redevient pentu et sinueux à partir des gorges du Lammschlucht. A Chlusstalde, la Waldemme est de nouveau domestiquée, seul le chemin poursuit ses sillons: après une jolie place de pique-nique, il suit le bord de l’eau en montant et redescendant vers Ey, où se dresse le premier panneau indicateur du nouveau chemin de randonnée. En traversant le vieux pont en bois, à droite, on arrive au restaurant Bad. Une fois ravitaillés, on peut repartir en longeant la Wiss Emme jusqu’à Escholzmatt.
Dans les Alpes schwyzoises N° 1021
Klein Sternen — Unteriberg • SZ

Dans les Alpes schwyzoises

Pour bien commencer cette journée, on se rend tranquillement en téléphérique dans le domaine de Hoch-Ybrig, propice à la randonnée, au départ de la station Weglosen. Arrivé à la station intermédiaire, cela vaut la peine de faire un petit détour vers Seebli avant de prendre le télésiège pour s’élancer vers Klein Sternen. D’immenses pétasites poussent autour de ce petit lac de montagne et leur couleur est digne d’une œuvre d’art à la fin de l’été. A l’arrivée du télésiège, la première chose que l’on aperçoit est Blanche-Neige et les sept nains devant leur chalet d’alpage. Un panneau indicateur bien chargé nous montre qu’une seule randonnée dans la région ne suffira pas pour découvrir la diversité de ce paradis de la randonnée. Le début de la randonnée est plutôt facile et prometteur. Mais après quelques minutes déjà, le chemin monte à travers des pentes herbeuses. Les randonneurs n’ayant pas le vertige pourront jeter un œil vers le bas sans problème, mais les autres devront surmonter leur angoisse sur environ 500 m ou, mieux encore, choisir le chemin en corniche passant par le col du Trittli qui mène également à la Druesberghütte. Il est tout à fait possible d’arrêter sa randonnée ici pour profiter de cette chaleureuse auberge de montagne, puis de redescendre à Weglosen en trottibike. Quiconque poursuivra sa randonnée découvrira des sommets aux formes intéressantes et profitera de la vue magnifique sur les Alpes glaronnaises et schwyzoises. Les vaches ont déjà brouté une grande partie des alpes. Au bord du chemin, les carlines acaules épineuses qu’elles ont rechigné à manger fleurissent de plus belle. Lors de la descente vers Unteriberg en fin d’après-midi, on aperçoit le lac de Sihl de couleur bleu ciel. Les randonneurs souhaitant poursuivre leur chemin peuvent longer la rivière Minster pour atteindre la rive du lac de Sihl. Quiconque souhaite terminer sa randonnée ou choisir une douceur dans la boulangerie du village bifurque vers Unteriberg.
Arbres noueux, rocheux vertigineux N° 1149
Egg — Tal • UR

Arbres noueux, rocheux vertigineux

Il faut bien l’admettre, on ne s’attend pas à trouver un petit coin calme sur l’axe de transit du Gothard. À Amsteg, une gorge étroite bifurque sur la droite. Après ce passage sinueux, on débouche sur une vallée paisible d’une beauté paradisiaque. Il faut un peu de temps pour reconnaître toutes les particularités de la vallée du Maderanertal. Elle doit son nom à un riche Tessinois d’Airolo qui a découvert le paysage rocheux en vue de l’exploitation du fer. M. Madrano fit exploiter le minerai de fer à 2 600 m. Le fer était ensuite immédiatement transformé dans les forges et ferronneries situées dans la vallée. Aujourd’hui, il n’y a plus beaucoup de traces de l’«âge de fer» dans la vallée. Des prairies de fleurs colorées, des forêts de montagne aux arbres noueux, des pics rocheux vertigineux et le lac idyllique de Golzern attirent les visiteurs. Le chemin offre des vues panoramiques d’une beauté inégalée sur des lacs clairs et scintillants entourés de forêts sombres. On est bien loin du bruit de l’autoroute: seuls la nature sauvage et les escarpements des montagnes caractérisent la longue vallée et ses cascades jaillissantes. Au fond de la vallée, le glacier autrefois imposant de Hüfigletscher a légué un précieux pierrier entre les pans rocheux rabotés sur lesquels de nombreuses orchidées, des souliers de Notre-Dame plus précisément, fleurissent au mois de juin. Les lis orangés sauvages et devenus rares sont chez eux dans la vallée, prouvant ainsi combien la nature est encore libre de se déployer ici. Les connaisseurs savent apprécier la richesse en minéraux de la vallée uranaise. Et comme les locaux sont loin d’être avares, ces derniers offrent des cristaux sur de petits stands inoccupés le long des chemins de randonnée. Dans cette vallée où le temps semble s’être arrêté, on fait confiance aux visiteurs et on croit en leur honnêteté.
Sous l'eau glaciale N° 1073
Klöntal, Plätz — Rhodannenberg • GL

Sous l'eau glaciale

On raconte deux histoires sur la glace dans le Klöntal, l’une révolue et l’autre actuelle et sucrée. La première commence durant l’hiver 1862, lorsque Gabriel Leuziger eut l’idée de découper des blocs de glace à la scie dans le lac gelé. Il les amena à Netstal et les conserva. On se moqua de lui jusqu’à ce que l’on réalise les bonnes affaires que l’on pouvait en tirer. Dix ans plus tard, des centaines de travailleurs étaient à l’œuvre sur le lac, armés de pioches, de scies, de cordes et de crochets, chargeant des quantités de glace sur des charrettes tirées par des chevaux. Les brasseries, les hôtels, les hôpitaux et même les bateaux à vapeur navigant sur les mers réclamaient de la glace. De nos jours, au printemps, lorsque le niveau de l’eau du lac de Klöntal est bas, on aperçoit encore les murs d’anciennes cabanes près d’Unter Herberig. C’est ici qu’était conservée la glace avant d’être livrée en été. Les affaires fleurirent jusque dans les années 1950 et l’invention du réfrigérateur. Cette histoire a inspiré André van Sprundel. Chaque été depuis plus de 25 ans, l’hôtelier de Rhodannenberg traverse le lac à bord de son Ice Dream Express et approvisionne randonneurs et baigneurs en glaces. On voit venir son petit bateau coloré de loin, et tous attendent l’appel du «Glacemaa», l’homme aux glaces. Celui-ci n’a d’ailleurs pas beaucoup de temps pour faire sa tournée, car les glaces fondent vite. Le petit bateau est une agréable récompense au terme d’une randonnée familiale le long du lac de Klöntal, qui commence derrière le Restaurant Im Plätz, à l’extrémité ouest du lac. Une fois sur le chemin balisé, il est quasi impossible de se perdre. La randonnée plane reste majoritairement dans la forêt ombragée, passant des lieux de baignade, une cascade et le Bärentritt, qui renfermerait dans ses profondeurs le trésor de guerre du général russe Souvorov depuis 1799.
Le col de Surenen N° 1019
Fürenalp — Brüsti • OW

Le col de Surenen

La petite chapelle se niche de façon idyllique dans les collines de la Blackenalp. Pour les habitants, c’est un lieu d’énergie. Et cette énergie ancestrale se ressent dans l’alpage situé au coeur des montagnes Schlossstock, Wissigstock et Blackenstock. La légende de Surenen née ici est elle aussi ancestrale. D’après les archives d’Engelberg, un monstre - le Greiss - aurait fait rage ici à l’époque. Un jeune berger aurait voulu baptiser son agneau préféré avec de l’eau bénite provenant de l’Eglise d’Attinghausen. Sur ce, l’animal se serait transformé en monstre et aurait semé la terreur en faisant des morts. Seul un jeune taureau blanc-argenté parvint à en venir à bout. Il fut engraissé pendant 9 ans pour devenir un taureau puissant. Puis, une vierge l’amena à Surenen en passant par le col. Au cours d’une bataille, le taureau vainquit le monstre. La chapelle et le ruisseau ont été nommés d’après le taureau. Sous la Blackenalp, le ruisseau se jette dans la vallée en une cascade imposante. Il faut une bonne heure de marche pour atteindre la cascade. Le chemin part de la station supérieure Fürenalp, avec son auberge, et traverse d’abord de belles prairies. A droite, on a vue sur les montagnes impressionnantes du grand et du petit Spannort. Derrière la Blackenalp, le paysage devient plus aride et le chemin monte de façon plus abrupte en direction du col de Surenen. Du côté uranais, on traverse les éboulis en pente raide. Plus loin, le chemin longe une large crête et offre une vue spectaculaire sur le lac d’Uri et l’alpage de Waldnacht. Un passage court est sécurisé par des cordes. Ensuite, la télécabine n’est plus très loin. Elle nous ramène sans peine vers la vallée, située 1000 mètres plus bas.
De raides montées au beau milieu d’un paradis fleuri N° 1017
Stn. Käserstatt — Stn. Melchsee-Frutt • BE

De raides montées au beau milieu d’un paradis fleuri

Au printemps, les touches colorées qui apparaissent dans les alpages confèrent à la montagne un charme certain. Juste après le départ, la petite vallée du lac de Talalp semble déserte. L’idéal est de commencer la randonnée aux aurores afin d’avoir suffisamment de temps pour prendre de belles photos. La gentiane pousse au bord du lac et sa floraison bleue fait des merveilles. Ici et là, des rhododendrons resplendissent de mille feux. Une fois les jolies prairies fleuries passées, la descente commence en direction de Talhütten et Rainhütte, sur le territoire des vaches. Il n’y a pas de quoi regretter les quelques mètres de dénivelé perdus car bien vite, les choses sérieuses commencent : un chemin de randonnée en pente raide monte à travers les pâturages. (Nous recommandons ici de bien observer les indications de comportement à adopter en présence de vaches allaitantes.) Un peu plus loin, le randonneur peut emprunter une montée raide en direction de Vorder Seefeld pour raccourcir la randonnée. Avec cette variante, il manquera toutefois le passage par quelques beaux points de vue. Le chemin mène lentement mais sûrement en haut de la montagne. Dès les premiers grands virages passés, de sublimes panoramas s’offrent au randonneur. La ferme de la famille Rohrer permet de garnir son pique-nique par du fromage d’alpage. Le lac du Seefeld en forme de cœur, en aval de l’exploitation, est le lieu idéal pour la pause de midi et pour tous ceux qui poursuivent l’itinéraire.Sur le Chringen-Grätli, le randonneur a déjà le souffle coupé. Non seulement à cause des efforts fournis mais aussi de par la beauté éblouissante des panoramas qui s’offrent à lui. Après avoir passé la crête, le marcheur s’engage ensuite sur une montée raide et escarpée, parfois assurée avec des chaînes et très exposée. Ici, on utilise les mains pour continuer. Cette randonnée est inadapté pour des chiens ou des personnes acrophobes. Après avoir pris suffisamment de clichés et passé le refuge sur le Abgschütz, il est temps de redescendre par le chemin d’abord en pente puis de plus en plus plat en direction de Melchsee-Frutt, où le regard est aussitôt attiré par le bleu presque tropical du lac de Blausee, puis de celui de Melchsee.
Le mystérieux trésor du Sihlseeli SZ N° 1102
Vorder Richisau — Studen • GL

Le mystérieux trésor du Sihlseeli SZ

Lors d’une nuit glaciale de Vendredi saint, un garçon de la région de l’Ybrig monta au petit lac de Sihlseeli. Il avait entendu dire qu’il contenait un trésor inestimable que l’écho du Lauiberg pouvait délivrer. Son cri résonna contre les rochers et la neige. Chose étrange, le lac n’était pas gelé. Soudain, un nuage de brume surgit hors d’une faille de la paroi rocheuse en vis-à-vis. Il se transforma bientôt en une silhouette féerique au visage entouré de boucles blondes. A cette vision, le jeune homme poussa un profond soupir. La forme brumeuse disparut en ne laissant qu’une trace d’empreintes dorées à la surface de l’eau… Connaissez-vous, bien au-dessus du lac de barrage du Sihlsee, le petit lac Sihlseeli, considéré comme le berceau de la rivière homonyme? Et savez-vous que le Lauiberg renvoie un écho très net, qui résonne trois fois, voire quatre au cours de certaines nuits? Bien sûr, l’accès à ce lieu complètement retiré se mérite. La montée depuis la Schwelaui, dans le Klöntal, ne se fait pas sans mal, mais permet de découvrir une région de montagne largement intacte, loin des sentiers fréquentés, et d’apprécier la vue superbe sur les sommets de Glaris et de Schwyz. Là-haut, les montagnes semblent tellement vivantes que l’on n’est pas surpris qu’elles portent des noms qui sonnent aussi bien. Une autre montée un peu ardue mène à l’Alp Hinterofen, au cœur d’un paysage karstique préservé (rester attentifs aux balisages du chemin). Ceux qui font paître ici leurs troupeaux doivent tutoyer des êtres étranges. Pour redescendre à Studen, il reste maintenant 800 mètres de dénivellation à franchir, en plusieurs étapes et à travers des paysages variés, en ayant souvent le grand Sihlsee sous les yeux. Qui aimerait s’enfoncer ici dans une profonde couche de neige, la nuit de Vendredi saint?
Circuit de randonnée sur le Zugerberg N° 1157
Zugerberg • ZG

Circuit de randonnée sur le Zugerberg

Le Zugerberg est un plateau panoramique fantastique qui surplombe de lac de Zoug. On y cherchera en vain un sommet pointu. C’est un plateau légèrement vallonné et couvert de tourbières un peu partout. La laîche colorée est certes cachée sous la neige en hiver, mais les quelques bouleaux et conifères isolés confèrent au paysage un caractère très attrayant qui rappelle un peu la Scandinavie. La région est à une hauteur de près de 1000 m et se trouve donc le plus souvent en dehors de la mer de brouillard. Les jours d’hiver ensoleillés, on jouit d’une splendide vue sur le Rigi voisin et le Pilatus. Quatre circuits différents sont balisés et signalisés sur le Zugerberg en hiver. Il est possible d’en parcourir un seul ou de les combiner. Si l’on combine plusieurs boucles, cela donne une randonnée diversifiée sans grand dénivelé. La plus grande partie de celle-ci se fait sur des petites routes à faible trafic qui servent principalement à l’exploitation des fermes du Zugerberg. Elles sont toujours dégagées après les chutes de neige. Le point de départ du circuit est la station supérieure du funiculaire. Une fois l’institut Montana dépassé, on rejoint, en passant à travers un bosquet, la vaste surface qui s’étend en ondulations jusqu’à la frontière avec le canton de Schwyz. En passant par Ewegstafel, on atteint la ferme Früebüel, exploitée par l’EPF en tant que station de recherche agricole. Ici, on oblique en direction du sud pour arriver dans une légère descente vers Balisbrugg et, de là, dans un grand arc passant par Stafel et Pfaffenboden, vers Buschenchappeli. Ensuite, on grimpe par Banholz en direction de Räbrüti. Avant de terminer la boucle en retournant au point de départ, il reste un beau point culminant: la place de pique-nique dotée d’une aire de grillade au point de vue de Brand invite à faire une pause avec son magnifique panorama.
Au cœur de la réserve de biosphère N° 1012
Krutacher — Schüpfheim • LU

Au cœur de la réserve de biosphère

La randonnée au sud de Schüpfheim traverse des prairies de montagne pleines de charme ainsi que les paysages marécageux de la haute vallée isolée. Lors de la descente vers la vallée, elle passe par le lieu de pèlerinage et d’énergie Heiligkreuz. La plus belle période pour effectuer cette randonnée est le mois de mai, avant la récolte, lorsque sur les hauteurs les derniers champs enneigés brillent au soleil. A la gare de Schüpfheim, on prend le car postal en direction de Sörenberg jusqu’à la station Chrutacher. Ici, il faut revenir sur ses pas environ 30 mètres jusqu’aux panneaux indicateurs situés de l’autre côté de la route et montrant en direction de Bargelen. Le sentier serpente à travers les herbes hautes jusqu’à Steinibach puis on prend de l’altitude en empruntant une ruelle non goudronnée. Bientôt, le panorama s’étend sur Sörenberg, le Rothorn de Brienz et l’imposante Schrattenfluh. Après la ferme Under Brand, le paysage est celui d’une haute vallée. La vallée de Waldemme, de laquelle nous venons, est ainsi reliée à la vallée de la Grosse Entlen située au nord-est. Après un bref trajet sur l’asphalte, on continue dans la prairie marécageuse. On atteint bientôt la prochaine ferme Bargelen. La remontée abrupte traverse des prairies flo-rissantes ; plus loin, le paysage se compose de pâturages, hauts sapins et murs de pierres. A présent, le lieu de pèlerinage Heiligkreuz et son église blanche ne sont plus très loin. De là, la descente commence en direction de Schüpfheim et le chemin traverse prairies et forêts.
Zoug, pays des cerises N° 1052
Zug — Walchwil • ZG

Zoug, pays des cerises

La randonnée sur la rive orientale du lac de Zoug fait partie du sentier des cerises et des châtaignes. Elle relie les vergers de cerises de Zoug et la localité d’Arth en offrant des vues pittoresques sur les vallées du Plateau et les majestueux sommets du Rigi. De la gare de Zoug, on rejoint le bord de l’eau et la promenade qui mène au port de la Landsgemeindeplatz. Difficile de croire qu’en 1887, lors de la construction de cette promenade, 35 bâtiments se sont écroulés dans le lac, tuant onze personnes. Aujourd’hui, les cafés invitent à la détente et à la dégustation d’un morceau de tourte au kirsch de Zoug. On rejoint l’Altstadt Kapelle par les ruelles de la vieille ville. Après avoir traversé l’Artherstrasse, on suit la Hofstrasse jusqu’à la lisière de la ville. Sur le Bröchliweg, on traverse des vergers de cerisiers en fleurs. De l’autre côté du lac, des sommets enneigés nous saluent. Le bourdonnement des abeilles, qui pollinisent les fleurs avec ardeur, fait vite oublier les rumeurs de la ville. Le canton de Zoug est la patrie des cerises. En 2006, l’idée des «1000 cerisiers pour Zoug» a été lancée pour prévenir leur disparition. Dès lors, la cerise locale connaît une renaissance, grâce aussi à la tourte au kirsch qui a été inscrite au Patrimoine culinaire suisse. Nous voici bientôt à Oberwil. La randonnée surplombe la voie ferrée jusqu’à Räbmatt. Le chemin longe une rivière et monte avec une pente agréable vers la lisière de la forêt, jusqu’au Hasel. D’ici, le chemin redescend vers une rivière, en franchit une deuxième, puis monte au Hof Untertal. La vue nous fait oublier son revêtement dur jusqu’à Walchwil. On rejoint déjà les quartiers récents de Walchwil, puis des chemins secondaires qui mènent à la gare.
Les bords du lac d’Alpnach N° 1068
Alpnachstad — Stansstad Schnitzturm • OW

Les bords du lac d’Alpnach

Protégée depuis 1999 à l’échelle cantonale, la zone naturelle du Städerried, à Alpnachstad (OW) fait l’objet de consignes strictes: les randonneurs sont priés de rester sur les chemins! A défaut de pouvoir se rouler dans l’herbe vert tendre des prairies bordées de roseaux, les promeneurs en culotte courte ont la possibilité d’observer, jumelles au poing, de nombreux oiseaux, aux couleurs et aux allures toutes plus étonnantes les unes que les autres. En effet, depuis les années 1960, pas moins de 200 espèces différentes ont été recensées sur place, dont des butors, des aigrettes garzettes, des busards des marais, des petits gravelots ou encore des huppes. Le Städerried est également le lieu de vie de nombreux reptiles et amphibiens. Quant au delta du cours d’eau Chli Schliere, il offre un terrain d’expérimentation hors pair pour les petits et les grands. Bouts de bois, galets, boue et autres alluvions y fournissent matière à création. Les enfants pourront ainsi s’essayer à des bricolages, sculptures et autres constructions. La randonnée reliant Alpnachstad à Stansstad (NW), qui constitue une demi-étape du Waldstätterweg, traverse cette zone naturelle protégée. Elle fait ensuite grimper les sportifs dans la forêt de Hinterberg, où ils ont à nouveau l’occasion de croiser grenouilles et couleuvres. A la sortie du couvert des arbres, la vue sur le lac, sur Stansstad, ainsi que sur la campagne environnante, est saisissante et fait oublier les quelques tronçons en dur. Tout aussi impressionnante, la nouvelle carrière Rüti, qui se situe à l’entrée de la localité lacustre, accueille les randonneurs à renfort de montagnes de gravats. En semaine, il faut toutefois compter avec davantage de trafic. Puis, c’est le retour à un paysage bucolique, au bord du lac, avec une visite de la tour médiévale Schnitzturm pour terminer la randonnée.
Le sentier d’observation de la faune N° 1038
Stn. Klewenalp — Stn. Niederbauen • NW

Le sentier d’observation de la faune

La Klewenalp, un domaine skiable très apprécié en hiver, propose dès la sortie du téléphérique des restaurants, des places de jeu, un parc aux marmottes et des sentiers à thème. Ceux qui partent vers Niederbauen en voulant se restaurer passent près de cinq établissements au cours des 30 premières minutes de marche. Il n’y en a plus par la suite et il faudra alors piocher dans son sac à dos. Si l’on se trouve à la période de la floraison, entre début juin et fin août, un détour par le chemin des fleurs des Alpes s’impose. Très bien préparé, il quitte le chemin carrossable après quelques minutes et fait le tour du Klewenstock. Jusqu’à Ronen, le chemin traverse le domaine skiable sur une route large naturelle. Ici commence le sentier d’observation de la faune, qui suit d’abord le versant en passant par une forêt clairsemée. Des panneaux présentent la faune locale. On peut voir des animaux si l’on a de la chance et qu’on se lève tôt, car les heures fraîches du petit matin sont les plus propices à l’observation. Au lieu-dit Wandeli, une belle place de pique-nique accueille les marcheurs près d’une cabane. On quitte bientôt la forêt pour traverser des pâturages en passant devant des cabanes de vachers. L’une d’elles porte le nom de «Plattenschutz», qui dérive de «Plattenschuss» (tir de plaques) et date de l’époque où les vachers ne quittaient pas l’alpage de tout l’été et ne disposaient ni de téléphones portables ni de télévision. Faute de distractions, ils passaient le temps en faisant des concours de lancer de… plaques d’ardoises. La descente entre le Fulberg et la route de montagne se fait par une sorte d’escalier aux marches hautes et par temps humide, ce passage raide peut s’avérer délicat. Voilà déjà Niederbauen: de la belle terrasse de l’auberge, on a une vue superbe sur le lac des Quatre-Cantons et le Rigi.
Autour du lac de Trübsee N° 0950
Stn. Trübsee • NW

Autour du lac de Trübsee

Il est toujours agréable de se promener à Engelberg, même en hiver. La gare n’est qu’à quelques minutes à pied de la station des remontées mécaniques du Titlis, dans la vallée. Il faut alors emprunter de petites cabines munies chacune d’un drapeau différent pour survoler la station de Gerschnialp. L’arrivée se fait à la station de Trübsee, au début du chemin de randonnée d’hiver. Ce chemin part tout d’abord sur la droite, au milieu de quelques sapins, puis, s’éloignant du tumulte de la station de ski, débouche sur un chemin vaste et plat qui longe le lac. Cette randonnée d’hiver est adaptée à tous les âges et toutes les conditions physiques, car elle peut être raccourcie à loisir et offre de nombreuses haltes possibles. Ceux qui souhaitent prolonger la balade plutôt que de faire simplement le tour du lac peuvent bifurquer à mi-chemin, au niveau du refuge Hüethütte, en prenant à droite en direction d’Obertrübsee. La Hüethütte est un refuge pour skieurs, où l’on peut passer la nuit sur réservation. Le chemin de randonnée devient ensuite plus raide, mais une superbe vue attend les promeneurs persévérants. Le parcours continue dans un paysage vallonné jusqu’au refuge Bitzihütte. De là, on aperçoit la station de montagne d’Obertrübsee. Il faut ensuite rebrousser chemin jusqu’à la Hüethütte afin de terminer le tour du lac. Sur la rive droite du lac se trouve le snowXpark, où l’on peut louer des motoneiges électriques silencieux et respectueux de l’environnement. Le chemin se poursuit à travers la piste de ski pour débutants, jusqu’à la station de Trübsee. Là se trouve l’hôtel-restaurant en libre-service Trübsee, avec sa terrasse ensoleillée et son bar. Les randonneurs pourront encore y admirer le panorama hivernal devant une tasse fumante, avant de reprendre la télécabine qui les ramènera à Engelberg.
La fromagerie d’alpage sur la Bannalp (NW) N° 0925
Bergstation Bannalpsee — Brunnihütte SAC • NW

La fromagerie d’alpage sur la Bannalp (NW)

Au coucher du soleil, Sepp Waser saisit l’entonnoir en bois et fait résonner le chant du soir. Cela fait 14 ans que sa femme Rita et lui passent l’été à l’Alp Oberfeld, en compagnie de chèvres, dont des chèvres paon, d’une dizaine de vaches allaitantes, de veaux, de génisses (tous de la race «grise rhétique»), d’un âne et de deux cochons. De mi-juin à fin septembre, ils séjournent sur l’alpage situé à 1850 mètres, au-dessus du Bannalpsee. Par beau temps, la buvette reste ouverte jusqu’à mi-octobre. Chaque jour, le couple verse et chauffe jusqu’à 120 litres de lait dans le chaudron en cuivre. On peut déguster le fromage corsé à la buvette, assis à une vieille table en bois. Du fromage frais de chèvre, à l’huile et aux fines herbes, ainsi que de la viande séchée bio complètent la carte des mets. Ici, le café arrosé de liqueur est célèbre. Il se nomme «Heuburdi-Kafi» car on le sert dans une couronne de foin. Une autre particularité du lieu? Les chèvres paon, une race ancienne de ProSpecieRara, qui se distingue des autres chè- vres par sa robe blanche à l’avant, noire à l’arrière. Les boucs et leurs larges cornes sont très imposants. Les chèvres paon montent à l’alpage non seulement pour leur lait, mais aussi parce qu’elles se prêtent bien au trekking. La randonnée en compagnie de chèvres est très appréciée des enfants en particulier, puisque ce sont elles qui portent les sacs, y compris celui du pique-nique. La marche commence après un trajet de huit minutes dans la télécabine qui monte au joli Bannalpsee qui sert aussi de réservoir pour la production de courant électrique. On rejoint la cabane Oberfeld en deux heures environ. La suite sur le Walenpfad, le chemin qui relie la Bannalp à Engelberg, est l’un des plus beaux itinéraires d’altitude de notre pays.
Sur la trace d'un escargot N° 0896
Stn. Niederrickenbach — Ristis • NW

Sur la trace d'un escargot

Il a survécu à l’Age de glace grâce à une fine stratégie. Qui est-il? Un tout petit escargot d’à peine 6 millimètres de large et 3 de haut. La progression des glaciers l’a poussé à se réfugier sur des sommets alpins épargnés où il vit depuis, caché sous les plaques calcaires des versants sud, profitant de la fonte des neiges au printemps. Il a été découvert en 1916 par le naturaliste bâlois Leo Eder sur l’alpage de Bannalp (NW), c’est pourquoi il est appelé «hélice de Nidwald». Pendant longtemps, c’était là son seul habitat connu. Il a été l’objet d’une étude de 2006 à 2010. On sait depuis qu’on le rencontre de part et d’autre de la vallée d’Engelberg et dans les cantons d’Uri, d’Obwald et de Berne, entre 2100 mètres et 2575 mètres d’altitude. La randonnée sur les traces du Trochulus biconicus - son nom scientifique - suit les sommets et crêtes où il vit et est très plaisante pour ceux qui aiment les hauteurs. On monte de la station de Haldigrat au mont Risetenstock, en passant par le Brisen, puis on redescend pour la nuit à l’alpage de Gitschenen, près d’Isenthal, à Uri. Le deuxième jour, on se rend sur les monts Chaiserstuel et Bannalper Schonegg par un chemin de randonnée alpine pour découvrir son habitat naturel. La marche se poursuit autour des monts Walenstöcke, à travers la vallée de Schöntal, jusqu’au Rot Grätli, où la vue s’ouvre sur le massif du Titlis et les Alpes bernoises. Le panorama est encore plus vaste depuis les flancs de l’Engelberger Rotstock, mais il faut faire un détour d’une bonne heure, certes signalisé, mais qui n’est pas un chemin de randonnée officiel, recommandé seulement aux alpinistes chevronnés. On rejoint le refuge de Rugghubel en passant par la vallée de Griessental, et on termine à la station Ristis des remontées mécaniques de Brunni.
La plus vieille maison en bois d’Europe N° 0885
Klein Sternen — Schwyz • SZ

La plus vieille maison en bois d’Europe

La bâtisse qui détient le record de la plus ancienne maison en bois d’Europe n’en laisse rien paraître. Jusqu’à la moitié des années 1980, on ne savait guère que la maison Bethlehem, à Schwytz, datait du XIIIe siècle. Construite avant même la création de la Confédération, elle survécut au grand incendie de Schwytz de 1642 et abrita de nombreuses générations. Bien qu’ayant acquis au fil des siècles des fondations en pierre, une galerie et subi quelques changements, la maison a largement conservé son état d’origine. Ce témoignage du Moyen Age, devenu un petit musée, peut se visiter un jour de randonnée. L’itinéraire proposé mène de la région du Hoch-Ybrig à Schwytz, en passant par l’Ibergeregg et l’Alp Zwüschet Mythen. Il commence à la station supérieure du télésiège de Sternen, au-dessus de Weglosen. La marche se fait d’abord à plat, le long de l’arête, jusqu’au Wilde Maa. Une petite montée jusqu’au Spirstock, puis l’on poursuit vers Laucheren Chappelen, une chapelle en bois à la façade de bardeaux, dont l’autel est dédié à saint Wendelin, patron des paysans, des Alpes et du bétail. Le chemin passe ensuite par l’Ibergeregg, ce col qui relie la partie du canton de Schwytz orientée vers Zurich à celle dirigée vers la Suisse centrale. D’ici, le sentier mène à la Holzegg, au pied du Grosser Mythen, d’où l’on peut faire un détour d’un peu plus de deux heures (et 500 mètres de dénivelé) par le sommet. Il est aussi possible de poursuivre directement vers l’alpage de Zwüschet Mythen. Depuis le site du même nom, la vue porte déjà sur Schwytz, but de la randonnée et chef-lieu du canton. La maison Bethlehem se situe dans l’enceinte de la fondation Ital Reding, juste au-dessus de la place principale.
Vue plongeante sur le lac des Quatre-Cantons N° 0922
Stoos — Fronalpstock • SZ

Vue plongeante sur le lac des Quatre-Cantons

De Schwyz/Schlattli, le funiculaire de Stoos, construit vers 1930, met dix minutes environ pour rejoindre la localité. Dans le tunnel, les deux véhicules ont juste la place pour se croiser et dans la faible lumière, on imagine à quoi devait ressembler le travail dans les mines de montagne. A Stoos, le chemin passe devant le Wellnesshotel en direction du village. Après les dernières maisons, voici déjà la première montée en lacets qui mène par des prairies au Chlingenstock. Cette marche assez raide offre une belle vue dégagée sur le Grosser Mythen. Si l’on veut s’éviter des efforts, on empruntera le télésiège. La randonnée sur la crête commence à 1935 mètres d’altitude. Le chemin de montagne est très bien aménagé et sécurisé, mais il est essentiel d’être bien chaussé. Seuls ceux qui ont le pied sûr et ne souffrent pas du vertige peuvent entreprendre cette marche. Que le temps soit ensoleillé et dégagé ou que l’on se trouve au-dessus de la mer de brouillard, la vue est splendide. Sous le regard des imposantes Alpes de Suisse centrale, l’étroit sentier suit la crête. A droite, Stoos reste constamment visible. A gauche, tout en bas, les eaux du lac des Quatre-Cantons scintillent sous nos yeux. La randonnée mène par un relief contrasté au Huser Stock, en passant par le Rot Turm et le Nollen (où l’on peut descendre à Stoos, via l’Alp Firenboden). Le Huser Stock se contourne sur la gauche. Après un bref passage aux virages étroits, le chemin s’élargit et les pas gagnent en souplesse. Du Huser Stock, on descend vers la cabane d’alpage de Furggeli avant d’affronter une dernière petite montée raide pour parvenir en un lieu qui semble nous rapprocher du ciel. Le Fronalpstock et sa terrasse panoramique nous invitent à une longue pause. Lorsque toutes les photos sont faites, les randonneurs descendent à Stoos en télésiège.
L’attrait du Mythen N° 0802
Brunni • SZ

L’attrait du Mythen

Il est possible de moduler la boucle en fonction du niveau de difficulté souhaité: les randonneurs exigeants monteront à pied à Holzegg (1 h, 300 m de dénivelé), puis au Grosser Mythen (2 h pour l’aller‑retour, presque 500 m de dénivelé). Les promeneurs moins sportifs gagneront Holzegg en téléphérique et laisseront le Mythen sur leur droite pour prendre l’itinéraire en direction de la Rotenflue. Après un tronçon pentu en forêt, ils déboucheront sur un mamelon offrant une vue splendide: à droite se dresse la paroi sud‑est du Grosser Mythen, très escarpée, avec son sentier qui ser‑pente en zigzag entre les rochers de calcaire blanc. A gauche, le regard caresse un charmant paysage de collines qui s’étend jusqu’à Ibergeregg. De la Rotenflue, non loin, on aperçoit le lac des Quatre‑Cantons, Brunnen et le Rigi. A l’arrière‑plan: les sommets de la chaîne des Alpes schwyzoises et uranaises. Pour redescendre, on emprunte le chemin au‑dessus de Müsliegg (chemin panoramique) qui longe l’alpage de la Rotenflue (vente de fromage d’alpage). Passé le restaurant de montagne Zwäcken, le chemin légèrement pentu traverse une piste de ski et conduit sur la crête qui s’étire de la Halbegg au Furgellenstock en passant par Schindleneggen. La dernière descente mène à proximité du restaurant d’alpage Furgellen. De là, le sentier se poursuit vers l’ouest jusqu’à Brunni en traversant notamment une région de marais.