• Des blocs de pierre pesant des tonnes protègent la roche de l’érosion.
Photos : Sabine Joss

    Des blocs de pierre pesant des tonnes protègent la roche de l’érosion. Photos : Sabine Joss.

    La Luette — La Vernaz VS • VS

    Nature et culture dans le Val d’Hérens

    Comment ces pyramides aux formes étonnantes sont-elles nées? Il y a environ 10 000 ans, lors de la dernière glaciation, un glacier se retira de l’actuelle vallée du Rhône vers le Val d’Hérens et, près d’Euseigne, laissa derrière lui de puissantes moraines. La masse dure et agglomérée, très étanche, est résistante aux processus de gel et de fonte auxquels elle a été exposée depuis les périodes glaciaires. De gros blocs de pierre agissent tels des casques de protection, de sorte que la masse sous-jacente s’érode moins que la roche environnante et s’élève comme une tourelle. Les impressionnantes pyramides ont le statut protégé de monuments naturels d’importance nationale. Bien que résistantes, elles finiront par disparaître au fil des siècles. Durant ce parcours, de longs passages sur des routes goudronnées alternent avec de délicieux sentiers. Après les pyramides d’Euseigne, l’autre grande curiosité de la randonnée est l’église catholique d’Hérémence. Achevé en 1970, l’édifice massif blanc comme neige, controversé à l’époque, est considéré comme un bâtiment religieux important aux plans culturel et historique. En poursuivant vers La Vernaz, on voit les glaciers du Wildhorn et du Wildstrubel briller au loin.

    Information

    On accède à «La Luette» en bus depuis la gare de Sion. Retour de «La Vernaz» en bus direct jusqu’à la gare de Sion, ou, selon l’heure, en changeant à «Veysonnaz, Station».

    Café-restaurant Lac des 10, Hérémence,
    027 281 52 24
    Café-restaurant de la Poste, La Vernaz,
    027 207 12 61

    Randonnée n° 1679

    Publié sur 2020 ‒ Présenté par Suisse Rando

    Sabine Joss

    Parcours de la randonnée

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    La Luette
    0:00
    0:00
    Euseigne
    0:55
    0:55
    Pyramides
    1:10
    0:15
    Hérémence
    2:35
    1:25
    Vex
    3:50
    1:15
    La Vernaz VS
    4:45
    0:55
    Détails sur la surface du chemin et la catégorie dans le profil altimétrique

    Propositions de randonnées

    Au soleil entre Loèche et Salquenen N° 1375
    Stn. Leuk — Salgesch, Bahnhof • VS

    Au soleil entre Loèche et Salquenen

    De loin, nous ne voyions qu’une ligne verte horizontale dans la roche mais, de près, nous reconnaissons le bisse. Ce système d’irrigation artificielle traverse le versant: l’eau passe tantôt dans des troncs d’arbres taillés, tantôt dans le sol creusé. Le chemin qui le longe est bordé de chênes nains, aux feuilles veloutées. L’itinéraire est un élément du Chemin du Vignoble, qui porte le numéro 36 et que l’on suit aisément. De la gare de Loèche, il s’élève vers Loèche-Ville. Ici déjà, nous passons près de camionnettes au toit ouvert transportant des caisses jaunes pleines de raisins sombres. Pour entrer dans le village, il faut passer devant le château épiscopal et sa tour romane du XIIIe siècle. Petite halte à la boulangerie Mathieu, qui vend du pain de seigle et une saucisse maison, mais aussi des barres énergétiques aux pépins de raisins. Avec ce produit obtenu suite au pressage du raisin, le boulanger fabrique aussi de l’huile, de la farine et du pain. Il est conseillé de faire un détour par l’église Saint-Etienne, sous laquelle se trouve l’ossuaire. Une fois que leurs yeux se sont habitués à l’obscurité, les visiteurs voient qu’ils sont entourés de crânes, posés sur des os de cuisse, empilés et formant des murs. Lors de la restauration de l’église, les archéologues se sont retrouvés devant une paroi de 20 mètres de long composée de quelque 20 000 crânes. De Loèche à Varonne, puis plus haut, jusqu’au bisse, nous voilà enfin dans les vignes. Lorsqu’elle traverse le vignoble, la randonnée passe surtout par des routes, parfois bétonnées. Heureusement, la marche le long du bisse s’effectue sur un étroit sentier. Le vignoble est aussi présent lors de la descente vers Salquenen, un village qui compte aujourd’hui plus de 40 établissements viticoles. Le Musée du vin mérite une visite, tout comme les expositions du Centre nature et paysage.
    Roche druidique près de Bourrignon JU N° 1105
    Bourrignon — Pleigne • JU

    Roche druidique près de Bourrignon JU

    Au printemps, au sortir des rigueurs de l’hiver, la prêtresse des Druides envoyait depuis les hauteurs du Jura un jeune homme parcourir la région. Vêtu d’habits verts, il portait un rameau d’aubépine en fleurs à la main. Il se rendait dans les villages de l’Ajoie, juché sur un destrier blanc richement harnaché, et annonçait à voix haute le retour du mois de mai. La plus belle jeune fille de la région prenait place sur la croupe du cheval et chantait l’arrivée prochaine de l’été… Une atmosphère étrange règne dans certains lieux de notre pays, sans que l’on ne sache pourquoi. C’est le cas du site de la «Fille de mai», ce monolithe en calcaire proche de la frontière avec l’Alsace. Cette roche dont la forme rappelle celle d’une femme s’élève sur 33 mètres au-dessus de la cime des hêtres. Pour l’ancienne civilisation celte, elle représentait la déesse-mère Maïa. On la distingue de loin déjà depuis notre point de départ, le village de Bourrignon. Avant d’aller voir la déesse antique, nous montons vers les hautes crêtes du Jura septentrional par des forêts enchantées, peuplées de hêtres noueux et de houx. Le site de la Grande Roche offre une belle vue sur la région plate de l’Ajoie. Après l’ivresse des hauteurs, celle des profondeurs: au fond de la cluse de Lucelle, l’ancienne abbaye se reflète mystérieusement dans l’eau calme de l’étang. Non loin, on rejoint par un détour une petite grotte au-dessus du chemin de randonnée. Une ambiance particulière se dégage encore de ce site de cultes, qui rassasie spirituellement les âmes affamées. Sur le chemin forestier qui traverse la Côte de Mai, un panneau en bois indique enfin le rocher de la déesse celte, auquel on n’accède que par un étroit sentier. Ce lieu est baigné d’une aura particulière, celle des fêtes sacrées au cours desquelles on célébrait la nature.
    Sur une arête du Mittelland N° 0869
    Dielsdorf — Baden • ZH

    Sur une arête du Mittelland

    L’itinéraire qui mène du village zurichois de Dielsdorf à la cité argovienne de Baden, par Regensberg et la Lägern, a un charme insoupçonné. Les maisons à colombages du début du parcours donnent au visiteur un avant-goût de ce qui l’attend à Regensberg: un retour au Moyen Age. En effet, 750 ans d’histoire s’offrent ici aux regards. Regensberg est l’une des cités les mieux préservées du pays et compte bien des particularités. La petite ville du flanc oriental du contrefort de la Lägern présente le caractère généreux des habitations typiquement savoyardes, telles qu’on en voit souvent en France et en Suisse romande, mais guère en Suisse alémanique. On dit souvent de Regensberg qu’elle a un petit air français, que l’on doit à la situation patrimoniale de l’époque. Il ne faut pas manquer de visiter la place du village, le puits profond, le château et sa tour. Et pourquoi ne pas prendre le temps de monter à son sommet pour admirer, par temps dégagé, un vaste panorama? On reconnaîtra à cette occasion que le mariage de l’histoire et de l’époque contemporaine s’est fait avec intelligence. On quitte l’histoire de Regensberg pour céder au charme des beautés naturelles lors de l’agréable montée sur la Lägern. Sur l’arête, on peut s’intéresser aussi bien à la géologie qu’à l’astronomie (chemin des planètes). Les vues superbes sur les Alpes, le Rhin et l’Allemagne, de l’autre côté, rendent ce sentier spectaculaire encore plus attrayant. Le chemin de montagne est étroit, exige un pied sûr et mieux vaut ne pas être sujet au vertige, offre des sensations fortes, mais ne nécessite aucune condition physique particulière. Au bout de la croupe, l’itinéraire descend en pente raide et rejoint la charmante ville de Baden, qui mérite elle aussi une visite.
    Le printemps à Tesserete N° 0260
    Dino — Stne Lamone-Cadempino • TI

    Le printemps à Tesserete

    Le soleil printanier du Tessin est encore timide dans les régions de collines du Sottoceneri, mais moins qu'au nord des Alpes! Cet attrayant itinéraire se faufile dans un paysage riche en forêts et en verdure, dans une succession de montées et de descentes entre Dino, le Val Colla, Tesserete, Origlio et la gare de Lamone‑Cadempino, sur la ligne CFF du Gothard. Après avoir quitté à Dino du bus venant de Lugano, le randonneur descend vers la rivière Cassarate, dans le Val Colla, puis remonte vers la station de cure d'air de Tesserete. La deuxième étape, qui mène au lac d'Origlio, sera l'occasion d'admirer trois bâtiments historiques, deux églises et une ancienne tour, en pleine forêt. On ne rencontrera de toute manière que peu de gens à cette saison, même dans les espaces densément peuplés. Des «buon giorno» ou «buona sera» de promeneurs retentiront tout au plus sur le chemin qui fait le tour du lac d'Origlio. Un arrêt à l'église de San Giorgio pour jouir de la vue superbe et reposante sur la région du lac d'Origlio sera aussi l'occasion de reprendre des forces pour la dernière partie de ce tour printanier au Tessin - une excursion sans difficultés mais d'une longueur à ne pas sous‑estimer en ce début de saison. La troisième étape conduit à la chapelle de San Zenone, un belvédère sur les hauts du Vedeggiotal, puis elle descend en pente raide à Lamone. Il est aussi possible de démarrer cette randonnée à Tesserete ou, au lac d?Origlio, de se rendre directement à Lamone, le but de la journée, en suivant un vallon. Les deux variantes raccourcissent la randonnée d'environ une heure.

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