Randonner dans l'Oberland bernois • Suisse Rando Home

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Simmental scandinave N° 1453
Lenk, Metschbahnen • BE

Simmental scandinave

Lorsqu’il atteint la petite cabane de bois sous les arbres, le randonneur doit se frotter les yeux pour y croire: non, il n’a pas été téléporté en Laponie mais se trouve toujours à la Lenk. Et pourtant, l’abri ouvert construit sur le modèle des jäcki finlandais laisse penser le contraire. Peaux de bêtes, muffins aux baies sauvages, lanternes, tout y est. Sauf que la marmite suspendue au-dessus du feu ouvert contient une succulente fondue Gletscherbach et non pas un ragoût de renne. Ouverte à tous les promeneurs et équipée de bois été comme hiver, la cabane construite par l’ex-responsable de district de Berne Rando Ernst Beetschen se prête particulièrement bien aux grillades en famille. De temps en temps – et sur réservation auprès du magasin Bergluft Sport –, elle se mue en restaurant à fondue … à la façon scandinave. La visite de ce jäcki simmentalois peut faire office de conclusion gourmande à la randonnée hivernale menant de la station inférieure de la télécabine Stand-Xpress aux chutes de la Simme. L’itinéraire démarre à l’arrêt de bus «Lenk, Metschbahnen» et longe d’abord un quartier de maisons. On évolue ensuite à travers champs, à proximité de quelques fermes, avant d’atteindre le restaurant Simmenfälle, puis les impressionnantes chutes du même nom, qui sont illuminées le soir. Le retour se fait en grande partie au bord de la rivière Simme. A hauteur de l’Iffigbachbrücke, il est temps de se décider. Soit on traverse le pont et on bifurque à droite pour retourner directement au point de départ de la randonnée. Soit on emprunte le sentier raquettes – qui part sur la gauche – durant cinq minutes environ, pour atteindre la cabane nordique.
Piste du Chüematte sur le Niederhorn N° 1148
Beatenberg Vorsass — Waldegg • BE

Piste du Chüematte sur le Niederhorn

Pour une merveilleuse randonnée à raquettes dans l’Oberland bernois, on peut emprunter le car postal d’Interlaken ou de Beatenbucht direction Beatenberg, puis prendre les remontées mécaniques du Niederhornbahn jusqu’à la station intermédiaire de Vorsass. La piste de randonnée à raquettes suit dans un premier temps un tracé parallèle au chemin de randonnée hivernale, montant doucement mais constamment en direction de Flösch, où des skieurs dévalent la pente. Au panneau indicateur, on bifurque vers un bout de forêt clairsemée, laissant derrière soi les adeptes de sports de glisse et de vitesse. Dans le calme des conifères parés de blanc, un sublime vue se dévoile çà et là sur le lac de Thoune et le panorama alpin. Jusqu’à Unterburgfeld, l’itinéraire descend continuellement. Le lieu, lui, semble se trouver au bout du monde… Arrivé à Unterburgfeld, le randonneur doit retraverser la route pour retrouver la piste qui, après avoir offert une vue impressionnante sur la Jungfrau, s’élance de nouveau vers les hauteurs pour rallier le point culminant, près d’Oberburgfeld. La première partie de cette randonnée à raquettes est à présent bientôt terminée. La suite implique de retourner en surplomb de la forêt, jusqu’à la cabane du Chüematte. Par beau temps, l’auberge est ouverte le week-end. Après une halte ensoleillée, il est temps de descendre pour rejoindre Waldegg. Le chemin de randonnée hivernale, d’abord plutôt plat jusqu’à la station supérieure du téléski à Schwendi, est par endroits raide aux abords de Waldegg. Ce tronçon se prête volontiers à l’usage de bâtons de randonnée, qui offrent une bonne tenue. Une fois à Waldegg, une liaison en car postal ramène le randonneur à la station inférieure de Beatenberg ou même jusqu’à Interlaken.
Sur le chemin de la vallée N° 1403
Grimmialp — Oey • BE

Sur le chemin de la vallée

Le Diemtigtal se distingue par ses paysages culturels intacts et pleins de charme composés de bâtiments historiques précieux. Hormis les villages de Diemtigen (récompensé en 1986 par le prix Wakker pour son image de village intacte) et d’Oey, la vallée compte surtout des habitations dispersées. Le chemin de la vallée promet un moment de randonnée unique. Grand classique de la randonnée, il mène de Grimmialp à Oey, en aval, en empruntant des chemins simples et sans ascensions notables Les différents arrêts du car postal permettent d’adapter aisément l’itinéraire. Une partie du trajet coïncide même avec le sentier des maisons du Diemtigtal, qui mène à plusieurs habitations en bois et bâtiments d’exploitation imposants et richement décorés. Le chemin de la vallée alterne entre larges routes de gravier et petits sentiers forestiers ou de prairie. Depuis Grimmialp, terminus du car postal, les marcheurs rejoignent la rivière de vallée Fildrich en passant le petit lac Blauseeli, puis en longeant le cours d’eau Senggibach. Le chemin de rive est bien aménagé et traverse le hameau de Schwenden jusqu’au terrain de jeux aquatique «Gwunderwasser», puis à place où se tient la foire au bétail d’Anger. Sur le versant droit de la vallée, le chemin continue vers Riedli, où l’on traverse à nouveau la Fildrich pour rejoindre la rive gauche ensoleillée. Puis, à partir de Wampflen, l’itinéraire traverse une nouvelle fois la forêt ombragée. Peu avant la traversée de la Chirel, deuxième rivière de la vallée, le chemin devient un peu plus pentu. Enfin, depuis Horboden, la vallée s’élargit à vue d’oeil. Au cours de l’été 2005, des inondations ont provoqué dans cette zone des dégâts considérables et emporté une grande partie de la forêt alluviale. La végétation s’est remise depuis, mais quelques brèches parmi les jeunes pousses laissent entrevoir un superbe panorama sur la vallée et les montagnes alentours. Cette randonnée très variée et enrichissante se termine à la gare d’Oey, située au bout du village.
Le panorama de Mürren N° 1418
Gimmelwald — Grütschalp • BE

Le panorama de Mürren

Gimmelwald a le charme d’un village de montagne: chalets, étables et caves à fromage le caractérisent. Mais le temps ne s’est pas non plus arrêté. Des étables en stabulation libre côtoient d’anciennes fermes. La société aussi change. C’est ainsi que des femmes de Gimmelwald ont monté leur propre affaire. Elles vendent leurs produits tous les lundis entre Noël et Pâques dans l’élégant village de Mürren. De la tresse fraîche à base de farine d’épeautre et de blé, des mélanges de thés aux herbes des prairies alentour, des confitures aux fruits du jardin, du fromage des alpages environnants et de la viande provenant de l’abattoir du village. On atteint Gimmelwald en prenant le téléphérique qui monte au Schilthorn. Ce n’est pas par hasard que J. R. R. Tolkien s’est inspiré de la vallée de Lauterbrunnen pour écrire son roman «Le Seigneur des anneaux». D’ici, un chemin de randonnée d’hiver monte jusqu’à Mürren. Au printemps, on est frappé par le contraste entre les alpages verdoyants, où l’on voit déjà fleurir les premiers crocus et autres anémones hépatiques, et les hauts sommets encore enneigés. On traverse le village mondain de Mürren sur la rue principale. Depuis la gare, on suit le tracé du chemin de fer sur 4 kilomètres avant d’arriver à Grütschalp. Le panorama fantastique, qui embrasse le Faulhorn au nord et le Mittaghorn au sud, se déploie devant les yeux des marcheurs. Un téléphérique amène les randonneurs de Grütschalp jusque dans la vallée à Lauterbrunnen.
Tragédies et triomphes à l’Eiger N° 1459
Wengernalp — Kleine Scheidegg • BE

Tragédies et triomphes à l’Eiger

Les conditions météo étaient tout sauf favorables lorsqu’en 1952, des secouristes se sont mis en route pour répondre à un appel à l’aide, au péril de leur vie. Un avion militaire américain venait de s’écraser sur le glacier du Guggi. 50 ans plus tard, le glacier a rendu les débris de l’épave. A chaque printemps, la neige des avalanches les charriait jusqu’au sentier pédestre. S’il n’y a plus trace aujourd’hui de cette catastrophe, la vue sur le glacier rappelle sans cesse la tragédie aux randonneurs. Les masses imposantes de roche et de glace de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau semblent à portée de main lorsqu’on descend du train à Wengernalp. D’abord au plat, le chemin traverse des prairies en fleurs jusqu’à un petit bois où il franchit le Nesselbach. Il monte ensuite vers l’est à Haaregg, au-dessous des remontées mécaniques. Un arrêt s’impose avant de s’attaquer à la pente très raide. On peut s’imaginer les souffrances des participants au Marathon de la Jungfrau qui, chaque année en septembre, luttent pour atteindre le sommet à 2100 mètres d’altitude, en passant par la moraine. Après une bonne heure et demie de marche, on atteint le point culminant de la randonnée à la station Eigergletscher. Le long du chemin qui nous amène en 40 minutes à la Petite Scheidegg, des stèles de bois retracent l’histoire mouvementée de la paroi nord de l’Eiger, dont la première conquête date de 1938. Les noms de tous ceux qui ont vaincu la paroi mythique sont gravés dans la pierre sur le trajet, sans oublier ceux des plus de 60 alpinistes qui y ont laissé leur vie. Triomphes et tragédies se côtoient ici dans la région de la Jungfrau.
Au refuge du Wildhorn et par-delà l’Iffighorn N° 1141
Iffigenalp • BE

Au refuge du Wildhorn et par-delà l’Iffighorn

La vallée de l’Iffigtal recèle bien des merveilles. Peu après Iffigenalp, on tombe sur une première cascade, puis on prend la montée à travers le lieu-dit «Egge». On emprunte ensuite un passage semblable à des gorges, avant de se retrouver devant l’un des plus beaux lacs de montagne de l’Oberland bernois, le lac d’Iffigsee. Des parois rocheuses sombres d’un côté et des prairies verdoyantes de l’autre, le son des clochettes au cou des vaches, une explosion de fleurs et, au milieu de tout ça, l’eau d’un bleu profond de l’Iffigsee. Non, il ne s’agit pas de l’un de ces Heimatfilm kitsch, mais d’un vrai paysage. C’est probablement ici que passait la première route du col entre la vallée du Simmental et le Valais, comme en témoigne la découverte de vestiges de murs et de tuiles datant de l’époque romaine. Lorsqu’au Moyen Âge la progression des glaciers en condamna l’accès, on trouva une route alternative par le col de Rawil. On aperçoit déjà le refuge vers lequel on marche depuis le lac d’Iffigsee. La cabane du Wildhorn se présente devant nous après avoir arpenté des pentes herbeuses, une plaine alluviale caillouteuse et après avoir vaincu une dernière montée. Le refuge du CAS trône fièrement entre le Niedhorn et le Schnidehorn et offre une vue imprenable sur la vallée de l’Iffigtal. Impossible de ne pas s’attarder un peu ici, devant un café et une tranche de gâteau ou le menu du jour. Étalée sur deux jours, cette randonnée peut être effectuée en toute tranquillité par des familles ou des randonneurs qui sont plus dans un esprit de promenade. Au retour, on prend la bifurcation au-dessus du lac d’Iffigsee. On poursuit l’ascension sur 200 mètres en direction du sommet de l’Iffighorn, puis on redescend dans la vallée de l’Iffigtal et à Iffigenalp en passant par le Hochberg. On se trouve ici au coeur de la réserve naturelle de Gelten - Iffigen. En été, les pâturages du Hochberg sont recouverts d’edelweiss, d’orchidées et de lis des Alpes. Et en automne, une multitude de touffes colorées essaiment encore les pâturages.
Autour du lac de Thoune N° 0775
Oberhofen, Wichterheer — Gunten • BE

Autour du lac de Thoune

Sur les six ponts suspendus prévus le jour le long du circuit panoramique autour du lac de Thoune, trois sont déjà en place. Celui qui fut inauguré en premier en décembre 2011 passe au‑dessus de la rivière Spissibach près de Leissigen. En octobre 2012, ce fut au tour du pont de Sigriswil d’être mis en service. Ce dernier est le but de la randonnée qui commence près d’Oberhofen. Dès le début, cet itinéraire facile offre un premier point d’intérêt qui récompense les efforts de la montée d’Oberhofen à la Balmflue. Le chemin passe à travers une forêt fraîche et luxuriante, d’abord le long d’un énorme rocher, puis entre de gros blocs de poudingue. Des goulets creux, des rochers surplombants et de larges formations rocheuses jalonnent le chemin. On atteint bientôt le Riderbach. Cette rivière doit encore être traversée par son lit, mais on projette d’y construire un pont suspendu. Le chemin à flanc de coteau se poursuit en direction de Blooch. Un emplacement pour les grillades invite à faire une pause. Le chemin continue à travers la forêt qui laisse sans cesse entrevoir un beau panorama. Un peu avant Erizbüel, le randonneur quitte la fraîcheur ombragée des arbres. Il atteint bientôt Aeschlen et le nouveau pont suspendu qui mène à Sigriswil. Avec ses 340 mètres de long et ses 180 mètres de haut, c’est le plus grand ouvrage suspendu du chemin panoramique. Il n’est pas uniquement emprunté par les randonneurs, mais aussi par les enfants d’Aeschlen qui l’utilisent pour se rendre à l’école.
Lenk enneigée N° 1452
Betelberg • BE

Lenk enneigée

En été, les vaches paissent sur l’alpage et les paysans font les foins. L’hiver venu, prairies et pâturages enneigés sont réservés aux sports d’hiver. A la Lenk, le paysage est tout sauf monotone: vers l’ouest, il est vallonné et s’élève doucement; vers le nord, il est raide et peu praticable. Et au sud, il offre un panorama magnifique sur les Alpes bernoises. Cette randonnée d’hiver permet d’embrasser toute la région. Elle débute à la station supérieure de la télécabine Lenk-Stoss-Leiterli. D’ici, elle monte par de larges pistes bien préparées pour les randonneurs jusqu’au Leiterli. Il s’agit du sommet d’une étroite arête rocheuse et le point culminant de la balade. Ici et là, des bancs permettent d’admirer la vue grandiose sur les Alpes bernoises. Peu après le point le plus élevé, l’itinéraire se dirige vers la droite et descend vers le chemin de randonnée d’hiver, en direction de Steistoos et du point 1953, où le chemin se ramifie. L’itinéraire suit la direction de Tschätte, en descendant vers la droite. Après avoir contourné le Haslerberg, il mène au Haslerläger, lieu d’estivage des vaches. Alors que le chemin de randonnée d’hiver descend vers le «Hasler bar», c’est une montée que propose au contraire cet itinéraire, pour rejoindre, en un large arc de cercle et sur un agréable dénivelé, la télécabine qui redescend. Lors de la montée ou de la descente, des petites granges à foin sont visibles ici et là. Avec un peu de chance, les randonneurs verront un paysan de la Lenk en train de «Höuw bäärge», c’est-à-dire de ficeler le foin selon d’anciennes coutumes en de grosses balles pesant jusqu’à 200 kilos, qui sont descendues dans la plaine sur de grandes luges.
Sur la Höji Wispile N° 1451
Höhi Wispile — Gsteig b. Gstaad • BE

Sur la Höji Wispile

Sur la majeure partie du tracé, cette randonnée d’hiver fait face au soleil et à la Walliser Wispile, qui se dresse sous les contreforts du Spitzhore. Le versant dénudé forme un site idéal pour des lotissements d’alpage qui, contre toute attente, appartiennent à des propriétaires valaisans. Les raisons historiques ne sont pas tout à fait claires. Il est probable que les paysans de Savièse, établis au sud du col du Sanetsch, aient eu trop de bétail et que, leurs pâturages se raréfiant, ils aient acheté des biens ruraux dans le Saanenland. Pendant que les hommes travaillaient la vigne, femmes et enfants franchissaient le col avec leurs vaches d’Hérens pour estiver sur la Walliser Wispile. Avec le temps, les Saviésans se concentrèrent toujours plus sur la viticulture et confièrent leurs alpages à des fermiers de Gsteig. La première partie de la randonnée mène sur les flancs larges de la Höji Wispile. D’ici, la vue sur les montagnes est grandiose. Le chemin comporte plusieurs bifurcations qui finissent par se rejoindre. Chrinetritt marque le début d’une descente longue et raide jusqu’à Gsteig: suivant les conditions d’enneigement, il convient d’emporter des bâtons, des crampons, voire une luge. Les randonneurs que la pente rebute peuvent rebrousser chemin jusqu’à la télécabine. Mais ils rateront ainsi l’opportunité de savourer un délicieux plateau de fromages locaux et de viande séchée accompagné de vin de Savièse, sur la terrasse du bistrot Ösi Perreten. Un mot encore concernant la télécabine: le pays de Saanen comptant une multitude de remontées mécaniques, la télécabine de Wispile ne fonctionne que durant la haute saison, soit entre Noël et Nouvel An, ainsi qu’en février. Cette randonnée d’hiver n’est donc accessible que durant quelques semaines.
Imposante Bergwelt im Berner Oberland N° 1524
Kandersteg • BE

Imposante Bergwelt im Berner Oberland

«Wo sich heute die Firnmulden und Gletscher der Blüemlisalp befinden, waren früher grasreiche Weiden. Es kam vor, dass die Kühe dreimal des Tages gemolken werden konnten.» Mit diesen Worten beginnt die Sage der Blüemlisalp. Steht man heute am Ufer des darunterliegenden Oeschinensees, so kann man sich kaum vorstellen, dass unter dem Blüemlisalphorn einst Weiden gewesen sein sollen. Etwas Mystisches strahlt dieser Ort dem Betrachter jedoch immer noch aus. Kurz nach dem Start beim Bahnhof Kandersteg wandert man ein Stück auf der «Bundesrat Adolf Ogi-Strasse» in Richtung Talstation der Gondelbahn. Der Weg führt danach weiter aufwärts dem Oeschibach entlang bis zum Kraftwerk, wo ein Wegweiser mit der Aufschrift «Bergstation Gondelbahn» nach links zeigt. Ab hier geht es auf einem Bergpfad recht steil aufwärts, bis der Wegpunkt «I de Huble» erreicht wird. Schon bald ist danach die Bergstation erreicht und eine Pause bei dieser fantastischen Aussicht verdient. Via Läger und Restaurant zur Sennhütte gelangt man in einer knappen halben Stunde zum Oeschinensee, der mit einer Fläche von 1.1 km2 zu den grösseren Bergseen gehört. Es ist ein imposanter Blick, wie sich die bis 2000 Meter höher gelegenen Gipfel im klaren Wasser spiegeln. Ein kurzes Stück geht es nun dem See entlang, bevor beim Bergrestaurant Oeschinensee der Abstieg zurück nach Kandersteg folgt. Die Fahrstrasse wird schon bald verlassen und der Weg führt danach, teilweise die Skipiste benützend, hinunter bis zum Kraftwerk. Ab hier folgt man demselben Weg des Aufstiegs bis zur Brücke, die über den Oeschibach führt und überquert diese. Auf der linken Seite des Oeschibaches geht es nun ins Dorf, wo diverse Gaststätten zu einem Trank einladen.
Plaisirs hivernaux à Turbach N° 1454
Turbach, Rotengraben — Gstaad • BE

Plaisirs hivernaux à Turbach

Championne du monde des moins de 23 ans, elle a disputé la Coupe du monde et les Jeux olympiques: Nathalie von Siebenthal fait partie de l’élite mondiale du ski de fond. Elle s’entraîne souvent dans la vallée de Turbach, où la piste porte officiellement son nom. Le chemin de randonnée d’hiver longe la piste et la traverse par endroits. La randonnée débute au lieu-dit «Turbach, Rotengraben» par une boucle sur la Wintermatte. Au-dessus de la buvette d’été, le chemin bien préparé prend brusquement fin. Il ne reste plus qu’à opérer un virage à 180 degrés pour admirer à nouveau la belle vue sur les montagnes alentour. Retour à Rotengraben, où le chemin longe le ruisseau Turbach. Environ 20 minutes plus tard, il s’élève vers la route sur une petite pente raide. Voici le Sunne-Stübli, le seul endroit où les randonneurs peuvent se restaurer. Dans la salle aux murs couverts de bois, on leur propose des saucisses de Vienne ou des saucisses de veau garnies d’une salade de pommes de terre maison, une tomme fondue et des pommes de terre bouillies, de la raclette ou de la fondue. Au mur, deux planches portent les noms des vaches de la vallée qui ont reçu des distinctions.A partir de l’Eigenmatte, les marcheurs peuvent descendre directement dans la vallée, à Gstaad, ou longer le versant et rejoindre la localité tout au bout du parcours, par une pente raide. Les habitants conseillent cette variante-là, qui permet de profiter plus longtemps du soleil et offre plus de variété. La vallée s’élargit toujours plus, la Gummfluh et le Vanil Noir sont bien visibles. Peu avant Gstaad, des passages raides et glissants peuvent être assez difficiles à franchir, en fonction de la neige, malgré la présence de mains courantes.
Encore plus de magie hivernale N° 1362
Lauenen • BE

Encore plus de magie hivernale

Par une journée d’hiver ensoleillée, Lauenen est un lieu féérique au coeur d’un paysage hivernal idyllique. Grâce au groupe de rock suisse-allemand Span et à sa chanson sur le lac, la région connaît une forte affluence en été. Pourtant, lorsque le lac bleu-vert de Lauenen est gelé et recouvert d’une couche de neige, l’excursion n’en vaut pas moins la peine. Depuis l’arrêt du car postal à Lauenen, on suit le panneau rose des randonnées hivernales en direction de Fang. Pour profiter au maximum du soleil, il est conseillé de faire le tour du lac dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le chemin de randonnée hivernale monte en douceur à travers des forêts, des prairies et des hameaux avec de jolies maisons en bois. Les paysages de cartes postales se succèdent. Depuis les hauteurs, on aperçoit le lac de Lauenen dans sa parure hivernale. Difficile de deviner ses contours dans la plaine blanche et sans arbres. Des empreintes de renards et de lièvres recouvrent le lac de motifs en filigrane. Le chemin du retour redescend dans la vallée. Depuis Fang, le chemin de randonnée hivernale traverse un marais où sont empilés des Tristen dans la tradition de la région. Ce sont des meules de foin et de roseaux de plusieurs mètres de hauteur stockées dehors pour l’hiver. Avant de dépasser Fang et de retourner à Lauenen, une auberge et sa terrasse ensoleillée donnant sur le chemin de randonnée hivernale invitent les marcheurs à s’accorder une petite pause.
Beau panorama sous le soleil d’Adelboden N° 1392
Adelboden • BE

Beau panorama sous le soleil d’Adelboden

La langue allemande aime donner aux montagnes imposantes le nom de «Horn» (corne), mais le Hörnli d’Adelboden (le «Höreli» en dialecte local) fait mentir cette idée. En effet, ici, les pentes sont douces et agréables, ce qui n’empêche pas les randonneurs de constater, une fois parvenus au but, que la vue est digne d’un haut sommet. Un chemin de randonnée d’hiver damé quitte le centre du village et s’élève le long du versant ensoleillé. Pour trouver son point de départ, il suffit de remonter la Dorfstrasse vers le nord. Après avoir traversé le Schmittengraben, il faut se diriger vers la pente puis tourner et monter en pente douce sur l’Unterer Hörnliweg. On gagne rapidement de la hauteur en passant à travers des pâturages enneigés et près d’imposantes vieilles maisons en bois, ce qui permet de profiter de la vue. Plusieurs bancs en bois invitent à un arrêt. Au niveau du Höreli, après la vue impressionnante en direction du sud, celle vers le nord, où le panorama s’étend jusqu’au Niederhorn, au bord du lac de Thoune, soutient la comparaison. Le chemin damé descend rapidement par des pâturages puis par la forêt silencieuse. Il est aussi possible de rejoindre Mösere en luge. Une petite route beaucoup moins raide rejoint ensuite le joli site de Bütschegga après Ausser Schwand. L’itinéraire se dirige vers Holzachseggen et Blatti puis bifurque, quelques centaines de mètres plus loin, à nouveau vers l’aval. Une autre petite route très peu fréquentée, d’un assez faible dénivelé, va permettre de rejoindre le Schmittengraben. Cette fois-ci, les marcheurs croisent le torrent 100 mètres plus bas environ. La vue, ici et là, sur les montagnes proches d’Adelboden, est superbe. Sur le dernier tronçon de la randonnée, il reste à effectuer une montée courte, mais bien raide et à passer devant le musée local à la Schönegg pour rejoindre le centre d’Adelboden.
Le Saanenland vu d’en haut N° 1347
Gsteig — Lauenensee • BE

Le Saanenland vu d’en haut

On trouve des «Wispile» par douzaines dans le Pays de Gessenay (Saanenland). Les localités portant ce nom se trouvent toutes sur la croupe rocheuse qui s’étend entre Gsteig et Gstaad, plus au nord. La plus connue est Höji Wispile; une télécabine part de Gstaad Grund et monte sur les hauteurs panoramiques. Son nom, qui signifie «Haute Wispile», porte toutefois à confusion, car le Walliser Wispile, plus au sud, la surpasse d’une bonne quarantaine de mètres avec ses 1983 mètres. Il y a également la Hinderi Wispile ainsi que la Vorderi Wispile, au-dessus de Gsteig. Le toponyme étrange «Wispile» n’a à voir ni avec le vin («Wein»), ni avec un carillon éolien («Windspiel»). C’est un terme d’origine celte qui signifiait «prairie». Et en effet, il existe de grands pâturages sur la longue crête qui relie le Saanental et le Louwenetal. Comme le relief y est relativement doux, ces régions ont, de tous temps, été faciles à cultiver. La région est également idéale pour faire de la randonnée de montagne, car elle offre de splendides vues panoramiques. L’itinéraire qui va de Gsteig au lac de Lauenen (Louwenesee) en passant par le Walliser Wispile, par exemple, est riche en diversité. On commence par une montée plutôt raide longeant les cascades de Burgfälle et traversant une forêt de sapins; on continue à travers des prairies moins raides jusqu’à Vorderi Wispile, puis jusqu’au Walliser Wispile. La seconde partie est une magnifique randonnée d’altitude en direction de Chrine et passant par Hinderi Wispile. On bifurque complètement vers l’est peu avant le petit col. Un large chemin en gravier mène ensuite jusqu’au lac de Lauenen en faisant de grandes boucles.
Lac de Seeberg, la perle du Diemtigtal N° 1379
Zwischenflüh, Anger — Schwenden i. D. • BE

Lac de Seeberg, la perle du Diemtigtal

Deux chasseurs discutent devant le restaurant Seeberg. L’un dit avoir vu plus de 100 bouquetins vers l’Alpetli. L’autre raconte avoir compté exactement 116 chamois en direction de Wiriehore. Ils s’appuient contre le mur de la maison et boivent leur «Chüjerkafi» surmonté de crème. De Zwischenflüh, nous sommes montés au Meniggrund en passant notamment sur une petite route bétonnée. Le parcours de découverte à travers la forêt est parsemé de gros morceaux de bois noueux et de branches brisées. On y voit des aroles séculaires et, au pied d’un érable sycomore, le rare lichen lobaria pulmonaria. Depuis le passage de l’ouragan Lothar, en 1999, le site est intouché. Soudain apparaît derrière une colline arrondie le lac de Seeberg, qui semble protégé par de hauts rochers à l’une de ses extrémités. Nuages et sommets se reflètent à la surface de l’eau dans laquelle une maman et sa petite fille trempent les pieds. Le lac, situé dans la réserve de Spillgerten, est à l’état naturel. Avant la descente, un détour par le restaurant Seeberg et son alpage exploité tout l’été s’impose. Dans notre assiette, un fromage d’alpage, le «Mutschli», des rebibes et du fromage de chèvre. Ici, on fabrique aussi le fromage d’alpage certifié vendu dans les grandes surfaces de la région de Berne. Le steak vient de l’un des cochons de la porcherie voisine, où les bêtes sont nourries avec le petit-lait de la fromagerie. Après une brève montée vers une montagne, le Stand, commence la descente en pente raide sur un étroit sentier en lacets. Le balisage est rouge-blanc-rouge et nous sommes contents d’avoir de bonnes chaussures de randonnée. Depuis ce chemin très pittoresque, on voit, sur la droite, l’alpage de Schwenden, entouré d’une imposante paroi rocheuse. Mètre après mètre, nous rejoignons le Diemtigtal.
Nuitée au Susten N° 1320
Gadmen, Fuhren — Guttannen • BE

Nuitée au Susten

Comme la cabane Windegg se situe au cœur de la région du Susten arrosée par de nombreux cours d’eau, l’approvisionnement énergétique semble aller de soi. Or, ce n’est pas le cas: soleil, bois et gaz en bonbonnes jouent toujours un rôle important. Pas étonnant que les randonneurs cherchent en vain une douche et une prise pour recharger leur portable. Ces «lacunes» contribuent au charme de la cabane, où flotte l’odeur du feu de bois et du pain frais. Les ambiances vespérales sur le Hasliberg sont légendaires, tout comme le «Haslichueche», le gâteau aux noisettes de la gardienne. La cabane Windegg est d’un accès agréable. A partir de l’arrêt de car postal de Fuhren (Gadmen), le chemin descend avant de passer sur le versant est de la vallée où coule la Triftwasser et de monter par la forêt jusqu’à la station supérieure du téléphérique. Là, l’itinéraire franchit les eaux tourbillonnantes, puis rejoint le Bosslis Stein, un rocher où il faut bifurquer pour rejoindre le pont suspendu. Réservée aux plus courageux, sa traversée n’est pas nécessaire pour se rendre à la cabane. Près du pont, le «Ketteliweg» permet de rejoindre l’édifice. Les enfants aimeront ce tronçon spectaculaire qui passe par des rochers arrondis et où cordes et câbles facilitent la montée. Le lendemain, l’itinéraire se poursuit par le Furtwangsattel jusqu’à Guttannen. Ce col peu fréquenté offre des vues superbes sur le Triftkessel et son glacier qui s’amenuise.
Surplomber le glacier N° 1314
Griesalp • BE

Surplomber le glacier

Peu d’alpinistes se sont rendus aussi souvent que lui à la cabane du Gspaltenhorn. Lui, c’est Daniel Suter, un architecte qui, enfant déjà, montait à la cabane proche du glacier du Gamchi. Il y a quelques années, c’est lui qui s’est chargé de la transformation et de l’extension de cette cabane. Autant dire qu’il connaît presque par cœur le chemin exposé et impressionnant qui y conduit. C’est surtout la longue ascension depuis la Griesalp, par la Bundalp et le glacier du Gamchi, qui l’a conquis. Le paysage alpin traditionnel cède ici la place à un univers minéral. Ces dernières années, le glacier n’a cessé de se retirer et la glace est parfois tout juste perceptible sous les pierres. L’eau de fonte a creusé un imposant fossé dans la roche, que l’on traverse sur un pont. Puis vient la montée par des éboulis et la moraine glaciaire jusqu’à la cabane. Il y a ici le passage délicat du torrent glaciaire à franchir sur la pente raide. Des cordes permettent de s’assurer, mais plus la journée est avancée et plus l’eau gonfle le torrent. Un chemin en zigzag grimpe vers la cabane dont la nouvelle extension est revêtue de tôle. A l’intérieur, la transition entre l’ancien et le nouveau est presque imperceptible, comme le souhaitait d’ailleurs Daniel Suter. Il ne va plus aussi souvent à la cabane, mais entreprend quand même deux fois par an la longue ascension. Quant à l’agréable descente, elle n’est ni trop difficile ni trop raide et ne s’éloigne jamais beaucoup du ruisseau du Gornern.
Une vue inspirante N° 1117
Mägisalp — Hasliberg Reuti • BE

Une vue inspirante

Outre un intéressant domaine skiable, la commune de Hasliberg propose de nombreuses randonnées d’hiver. Bien au-dessus de Meiringen plongée dans l’ombre hivernale de la vallée de l’Aar, les pentes ensoleillées de Hasliberg se prêtent à des heures de randonnée, pour faire le plein de soleil tout en jouissant d’une vue inspirante sur les montagnes enneigées alentour. Le sommet le plus remarquable est le majestueux Wetterhorn, brillant d’un éclat argenté et trônant tel un géant himalayen sur le versant opposé. Si l’on se sent d’abord un peu perdu en arrivant sur l’alpage Mägisalp, au milieu de tous les skieurs et remonte-pentes, on plonge au bout de quelques pas déjà dans le monde paisible de la randonnée d’hiver. Le chemin grimpe en douceur vers Käserstatt. Sur un tronçon de 200 mètres environ, la prudence est de mise en longeant les abords de la piste. En amont on découvre une maisonnette qui ressemble à un fauteuil-cabine en osier. Elle invite le randonneur à une première halte à l’abri du vent, qui souffle presque toujours à cette altitude. Si l’on a emporté sa luge, on peut alors dévaler la pente depuis Käserstatt jusqu’à l’alpage Balisalp. Ensuite, le chemin de randonnée descend légèrement, traverse une forêt, longe des prairies vêtues de blanc et passe par Lischen pour rejoindre Bidmi. De loin déjà, l’odeur de pommes frites, saucisses grillées et croûtes au fromage emplit l’air et stimule les papilles gustatives. Au sortir de l’hiver, les abords du sentier qui mène finalement à Reuti se colorent de petites fleurs printanières telles que le pas-d’âne, qui pointent déjà le bout de leur nez.
Vue panoramique depuis le Stockhorn N° 1267
Chrindi (Mittelstation) — Stockhorn • BE

Vue panoramique depuis le Stockhorn

Dans la salle d’attente du téléphérique du Stockhorn, on se doute bien qu’il doit y avoir un lac là-haut. Le week-end, des randonneurs, des grimpeurs mais aussi des pêcheurs munis de sièges pliants et de matériel se pressent dans la cabine. La plupart d’entre eux passeront la journée au bord du charmant Hinderstockesee, situé à quelques minutes de la station intermédiaire de Chrindi. Ceux qui veulent voir les pêcheurs faire le plein de truites arc-en-ciel peuvent les suivre et prévoir un agréable détour par ce lac. L’itinéraire direct longe d’abord la crête puis franchit la paroi raide au-dessus du lac. Après la première montée jusqu’à l’Alp Vorderstocke, une vue superbe s’ouvre sur la vallée de la Simme et la chaîne du Niesen. Peu après, depuis un petit col, on aperçoit l’Oberstockesee, un autre joli lac très calme. Le lieu est parfait pour une pause. On peut aussi s’attabler, un peu plus haut, à la terrasse de l’auberge de l’Oberstockenalp pour reprendre des forces avant la dernière montée jusqu’au Stockhorn. À ne pas manquer: la vue au loin et celle, plongeante, vers le nord. Pour l’admirer, on suit depuis le restaurant le sentier didactique sur la flore alpine jusqu’au sommet. Ou alors on traverse la galerie percée dans la montagne pour rejoindre la plateforme panoramique construite dans la paroi nord du Stockhorn, si l’on ne souffre pas de vertige. Son sol grillagé permet de regarder en dessous de soi. La vue sur la ville de Thoune et sur le Plateau, jusqu’au Jura, est fantastique. À la station intermédiaire de Chrindi, les pêcheurs nous rejoignent. Leur sourire satisfait en dit long sur leur pêche au trésor. La plupart d’entre eux ont dans leur sac les six truites qu’ils ont le droit d’emporter.
La crête du Bäderegg sous la neige N° 1147
Jaunpass, Restaurant • BE

La crête du Bäderegg sous la neige

Sur le col du Jaun, on campe même en hiver. Devant de nombreuses caravanes, on voit des snowboards et des skis. Le camping se situe à 1500 mètres d'altitude. Pour les amateurs de neige et de camping, cela semble être une motivation supplémentaire plutôt qu'un frein. Juste à côté, le téléski Zügwegen attire les sportifs et il est déjà bien fréquenté ce matin. Bien sûr, l'aspect culinaire n'est pas en reste sur le col. On y trouve plusieurs restaurants et snack-bars. Une fois restauré, on entame cette randonnée hivernale, pas très longue mais très belle. Le randonneur suit d'abord brièvement le tracé du téléski, puis tourne à gauche et traverse la piste de ski. Après avoir laissé les skieurs derrière lui, il longe les poteaux roses. Le chemin tracé à la dameuse serpente doucement le long du versant. Quand le ciel est dégagé, on profite d'une belle vue sur la vallée de la Simme et l'impressionnante chaîne des Gastlosen. Une fois la petite forêt traversée, un grand coude se dessine près de la zone du Bädermoos. Un calme merveilleux règne ici. Près de la zone marécageuse Chuchifang, le promeneur plonge brièvement dans une forêt de sapins enneigée. Il se retrouve ensuite sur le Sattel (col), qu'il suit jusqu'à la crête du Bäderegg. Ici, il s'agirait en fait de «faire demi-tour», mais la dameuse a préparé un chemin légèrement différent pour le retour jusqu'à la forêt près du Chuchifang. Le chemin passe devant des sapins isolés dont les branches plient presque jusqu'au sol sous le poids de la neige. Finalement, on rejoint la route empruntée à la montée, ce qui n'est pas grave puisque la vue et le calme suffisent à procurer un sentiment de bonheur intense.
Tout au fond du Diemtigtal 1 N° 1259
Springebode • BE

Tout au fond du Diemtigtal 1

La vallée du Diemtigtal est un lieu féérique en hiver. Certes, elle possède des domaines skiables, mais ceux-ci sont petits et circonscrits. Il y a aussi de nombreux chalets d’alpage noircis par le soleil, mais ils sont vides durant la saison froide, semblant dormir du plus profond sommeil hivernal. C’est peut-être pour cette raison que les animaux sauvages aiment tellement cette région: lièvres, chevreuils, renards et chamois la peuplent en grand nombre. Ils se montrent rarement aux promeneurs, mais leurs traces, elles, sont bien visibles. Surtout dans la neige fraîche. C’est un plaisir que d’analyser les empreintes tout à fait particulières des lièvres ou les petites traces trottinantes et semblant dépourvues de but de l’hermine. Le chemin de randonnée d’hiver de Springenboden se prête bien à ce genre d’observations. Il débute à la station inférieure du téléski pour revenir sur une centaine de mètres par la route déneigée. Puis il bifurque sur un chemin alpestre recouvert de neige qui, plus loin, se met à grimper légèrement jusqu’à Chüeweid. Partout autour, on repère des traces d’animaux. Ceux qui préfèrent lever le nez, notons-le, profiteront aussi d’une très belle vue. Après Chüeweid, où se trouve un grand chalet d’alpage, on arrive bientôt à proximité d’un autre chalet flanqué de deux magnifiques érables sycomores. Le lieu se prête bien à une petite pause. Le chemin continue toujours le long du flanc de la montagne, puis fait un léger coude et traverse un ruisseau. On s’approche à présent du domaine skiable et les traces d’animaux se font plus rares. Ou peut-être sont-elles seulement moins visibles? Car la nuit, lorsque nous sommes confortablement assis au coin du feu, Springenboden est tout entier rendu à la faune sauvage.
Tout au fond du Diemtigtal 2 N° 1260
Grimmialp • BE

Tout au fond du Diemtigtal 2

Une bonne âme vit dans la vallée du Diemtigtal. Son nom vient de la région la plus reculée de la vallée: la Grimmialp. D’après la légende, le «Grimmimutz» habite dans la forêt. En hiver, lorsqu’il fait trop froid pour sortir, il ramasse du bois, en fait des fagots et les dépose la nuit devant la porte des maisons. Lors des grands froids, il nourrit les chevreuils et les chamois avec des herbes et aide ainsi la faune sauvage à survivre. Les histoires sur le Grimmimutz sont rassemblées dans un livre pour enfants intitulé «Der Grimmimutz und die Pfefferhexe» (en all.) de Peter Zahnd. L’été, un sentier découvert lui est consacré. En hiver, la piste de raquettes à neige se confond par endroits avec ce chemin. Elle débute également sur le parking de Senggiweid, à 500 mètres de l’arrêt du car postal «Grimmialp, Hotel Spillgerten», et monte doucement jusqu’à la cabane d’alpage de Nidegg. Ici, la piste quitte le chemin et s’enfonce dans le bois. Lorsque la neige recouvre les arbres, la forêt prend des airs féériques. On s’attend alors à surprendre le Grimmimutz assemblant soigneusement ses fagots, mais on aperçoit plutôt des traces fraîches d’animaux ... Plus loin, le sentier quitte la forêt pour rejoindre la station d’observation de la faune sauvage au terme d’une montée relativement raide. Ensuite, la piste de raquettes frôle le domaine skiable mais ne tarde pas à bifurquer sur la gauche. Ceux qui souhaitent se restaurer grimperont quelques mètres de plus jusqu’au restaurant de montagne Nideggstübli. Il faut ensuite attaquer une pente raide avant que le chemin ne s’égalise à nouveau pour rejoindre la cabane de Nidegg. Le retour se fait par le même chemin. Celui qu’emprunte le Grimmimutz pour aller déposer son bois devant les maisons de la vallée.
Sur les rives du lac de Thoune N° 1288
Thun — Oberhofen a. T. • BE

Sur les rives du lac de Thoune

L’imposant donjon du château d’Oberhofen évoque une époque très lointaine, celle où, vers l’an 1200, les barons d’Eschenbach bâtirent leur forteresse sur la rive du lac de Thoune. La transformation d’un château fort médiéval en un confortable domaine situé dans un lieu idyllique aura pris de nombreux siècles et témoigne d’une histoire mouvementée. On doit la chapelle et ses fresques du XVe siècle à la famille de propriétaires de l’époque, les von Scharnachthal. De 1652 à 1798, un bailliage fut instauré et l’on créa des oubliettes. Le style du fumoir oriental, aménagé tout en haut de la tour, tranche résolument avec le lieu. Il fut réalisé à la demande du comte de Neuchâtel et de Prusse Albert de Pourtalès, qui acquit le château en 1844 et le fit transformer pour sa famille en résidence d’été. Le château comporte un parc planté de vieux arbres, d’artistiques parterres fleuris et une charmille ombragée. Si l’on n’opte pas pour le chemin des rives du lac, on peut agréablement rejoindre le château d’Oberhofen en suivant l’itinéraire de tourisme pédestre. Le musée est ouvert de mai à octobre et dispose d’un restaurant. Depuis le château de Thoune, le chemin suit d’abord la promenade du bord du lac, bien fréquentée, jusqu’à Hünibach. Là, il s’élève sur les traces des pèlerins de Compostelle, franchit la ceinture de l’agglomération et longe la forêt. D’ici, la vue sur le lac et les hauts sommets des Alpes bernoises est époustouflante. La descente vers le lac passe par la Balmflue, un site boisé où un gros éboulement, il y a 200 ans, entraîna la création d’un amas de blocs de pierres et ensevelit, dit-on, une mystérieuse grotte. A l’instar de cette randonnée sur la ligne de partage entre civilisation et nature sauvage, la visite du château d’Oberhofen fait elle aussi voguer entre rêve et réalité.
Entre pâturages verdoyants et roches grises N° 1136
Restaurant Simmenfälle — Engstligenalp • BE

Entre pâturages verdoyants et roches grises

Un petit café avant de prendre la route? La terrasse déjà ensoleillée du restaurant Simmenfälle vous tend les bras. Les randonneurs encore un peu endormis pourront y puiser un peu de courage. Avec une dose de caféine dans le sang, les 1300 mètres de montée qui se profilent à l’horizon paraissent insignifiants. Mais soyez sans crainte: même sans dopant, les sensations fortes sont garanties et les heures comme les mètres de dénivelé deviennent secondaires sur ce chemin pittoresque. Dès le départ, on est séduit par les eaux furieuses de la jeune Simme. Selon le niveau des eaux, le sentier qui longe la rive est parfois même interdit. Mais en bas des gorges et plus haut, près du pont de Barbarabrücke, le chemin de randonnée officiel permet aussi d’approcher de près les chutes de la Simme et de se laisser éclabousser. Le débit dépend d’une part de la fonte des neiges et de la pluviosité, d’autre part des lacs glaciaires situés en altitude près du glacier de la Plaine Morte. Le lac des Faverges, qui se remplit régulièrement d’eau provenant de la fonte des neiges, peut en effet déborder à tout moment, laissant un grand volume d’eau se déverser d’un coup dans la vallée. Plus loin, le chemin de montagne traverse des flancs parsemés de fleurs, franchissant des pentes raides par-ci, grimpant à travers des pâturages en légère pente par-là. Régulièrement, on a envie de s’arrêter pour profiter de la vue, avec à l’arrière la vallée verte de l’Obersimmental, en amont le Wildstrubel et son univers de pierre et de glace. Sur le tronçon supérieur, on emprunte les nombreux lacets étroits pour arriver en haut de la pente raide. Puis le terrain s’aplanit et la vue se dégage très loin dans toutes les directions: c’est le col de l’Ammerten avec son panorama à 360°. Le vaste alpage d’Engstligenalp, but de la randonnée, est déjà en vue. La descente et les restaurants d’altitude ne sont plus loin. Peut-être même y aura-t-il un «Älplerchilbi», une de ces fêtes d’alpage avec de la musique folklorique accueillant les randonneurs fatigués.